NOIRMOUTIER

médor

Noirmoutier

Noirmoutier

Minette

Minette

Mouette

Minette

Des souvenirs... encore des souvenirs !
La soeur de grand-mère Georgette, Tante Alexina, demeurait à Noirmoutier-en-l'Ile avec son époux, Léon Michaud, au 14 grand'rue. Je me souviens du mariage de leur fils, Gérard avec Janine, en 1968, les festivités avaient duré deux jours entiers! Les jours suivants, nous avions arpenté l'île de long en large...
Les familles BAR(R)ANGER, BRECHET, CHENEAU, FRADET, GOURAUD, PAGEOT, PEAU... en sont originaires.
Allons voir ces ancêtres.

Présentation de l'île

Noirmoutier (en poitevin-saintongeais Nérmoutàe, en breton Nermouster) est une île de l'océan Atlantique, située au nord du golfe de Gascogne et au sud de l'embouchure de la Loire, dans la baie de Bourgneuf, au sud-est de Belle-Île-en-Mer et au nord-est de l'île d'Yeu. Elle est longue de 25kms, sa largeur varie de 500m à 15kms et couvre une surface de 4800 hectares.
L'île est constituée de quatre parties distinctes : Un îlot rocheux au Nord (anciennement appelé île d'Her), qui abrite la commune de Noirmoutier-en-l'Île, un cordon dunaire constituant sa partie méridionale et orientale, des marais salants soudant ces deux parties et les polders (terres construites pour les cultures).
Quatre communes : Noirmoutier-en-l'Île, Barbâtre, l'Épine, et la Guérinière et dix hameaux, dont deux importants : l'Herbaudière et le Vieil, regroupées en communauté de communes "La communauté de communes de l'île de Noirmoutier".

Le gois Le pont

L'île est reliée au continent par un pont depuis 1971, elle est surtout célèbre pour son passage du Gois (ou Goâ) qui est une chaussée d'environ 4500m submergée par l'eau à marée haute et praticable à marée basse.
Elle possède trois ports :
- Noirmoutier-en-l'Île, port traditionnel qui n'a plus aujourd'hui qu'un rôle touristique.
- L'Herbaudière, port de pêche moderne, troisième du département après Les Sables d'Olonne et Saint-Gilles.
Traditionnellement réputé pour ses conserveries et ses campagnes de sardines, il s'est reconverti à la pêche aux crustacés vers 1970, suite à la délocalisation de ses usines vers le Maroc. Vers 1980, l'activité s'est reconcentrée vers la pêche d'espêces nobles (sole, bar, rouget...) qui en font sa spécificité.
Il s'est également ouvert aux plaisanciers en 1973.
- L'Épine, historiquement le port de Morin, port à échouage transformé en port de plaisance.

L'herbaudière Noirmoutier Port de Morin

L'île est souvent surnommée l'île aux mimosas pour sa douceur climatique permettant aux mimosas de pousser et d'y fleurir en hiver. Elle est célèbre dans le monde entier, non seulement pour ses plages de sable fin, sa beauté et la douceur de son climat, mais également pour son sel, ses pommes de terre et ses primeurs.

Plage des dames
Plage du Vieil Plage des Sableaux Plage de Devin

Le parler noirmoutrin se rapproche fortement au sud du poitevin de Vendée, tandis que dans la pointe nord le parler posséde des similarités avec le gallo parlé en Haute- Bretagne méridionale.

Un peu d'histoire

C'est sur l'ancienne île d'Her ou d’Hero, habitée dès la Préhistoire, que le moine Saint Philibert s'installe en 674. Il y organise la récolte du sel et la construction de nombreuses digues.
A partir de 830 et pour lutter contre les invasions vikings et normandes, les seigneurs de la Garnache, propriétaires des lieux, ainsi que les moines, font construire des fortifications. Pourtant en septembre 835, les Vikings pillent le monastère.
Le château est construit au XIIème siècle.
Au cours de son histoire, l'île subit plusieurs tentatives d'invasion : anglaises (1342, 1360, 1386), espagnoles (1524, 1588) mais ne résista pas à l'invasion hollandaise de 1674.
Elle bénéficie, dès le XIVème siècle, de franchises insulaires, propices au développement de la contrebande. Au XVIIe siècle, les îliens font florir le commerce clandestin de tabac en se lançant dans l'importation massive. Des sociétés de "faux tabatiers" se structurent, impliquant toutes les couches de la société îlienne pour réguler le trafic. Du tabac de Virginie, du Maryland, de Hollande, de Martinique ou de Saint-Domingue fait marcher le négoce. De gros navires marchands hollandais ou anglais approvisionnent l'île. Un circuit de petites embarcations (chattes) permettent l'acheminement illégal sur le continent.
Dès le XVIIème siècle, l'île subit de nombreuses transformations grâce à la constructions de digues et de polders. Des centaines d'hectares sontt asséchés, selon des techniques issues des procédés flamands. Les terres ainsi gagnées sur la mer permettent de créer des champs pour les pâtures et la culture de céréales.
Durant la première guerre mondiale, le lieutenant Joseph Ecomard est gouverneur militaire de l'ile de Noirmoutier, il réside sur l'ile d'Yeu où il est également gouverneur militaire. Il descend des Joubert de Noirmoutier, gouverneurs de l'île aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Barbâtre

Barbâtre

Ses 1420 habitants (1999) sont appelés les Barbâtrins. C'est la commune de l'île la plus proche du continent, et donc un point de passage obligé. Elle est située sur la partie la plus étroite de l'île et s'étend sur 7kms entre plage de sable, forêt domaniale et champs agricoles.

Barbâtre

L'église de Barbâtre apparut vers 1100 et fut dédiée à Saint Nicolas, protecteur des marins en péril. De cette époque il reste le porche latéral surmonté d'une Vierge à l'enfant. Détruite successivement à la guerre de Cent ans par les anglais puis au XVIIème siècle par les hollandais, l'église fut remplacée par une chapelle dédiée à Notre-Dame du Refuge.
En 1722, Barbâtre, victime d'une terrible épidémie, voit périr les deux tiers de la population. Sous l'impulsion de Marguerite Palvadeau, 88 ans, le curé et ses paroissiens prièrent St Sébastien. Les hommes valides quittèrent l'île de Noirmoutier le 20 janvier, pieds nus et en chemise, en pèlerinage à Saint Sébastien de Nantes. L'épidémie cessa. Le culte à St Sébastien est rappelé par un vitrail.
L'église fut restaurée au XIXème siècle.
Fonte et bénédiction des cloches : Un acte de baptême du mois de mai 1767 indique : "le vendredi premier les trois cloches de cette église, fondues le mercredi vingt neuf avril, ont été bénites par nous curé soussigné, en présence des principaux et de la majeure partie des habitants (signé Bousseau, curé)"

La Guérinière

La Guérinière

La Guérinière

La commune compte 1486 habitants (1999) répartis sur 7,82 Kms2 et est séparée en deux parties par la route venant du continent, l'une faite de dunes et de landes où sont installés le village et les habitations. L'autre, la plus souvent située en dessous du niveau de la mer, accueille des champs de pommes de terre et des marais salants.
La partie sud est constitué d'une longue plage de sable tandis que la partie nord et le port du Bonhomme, protégés de la mer par une digue, donnent sur la baie de Bourgneuf.

L'Eglise fut construite entre 1827 et 1838, et prit le nom de Notre-Dame de Bon Secours. Élevée en paroisse en 1839, elle subit plusieurs transformations de 1874 à 1878 et de 1896 à 1897.

L'Epine

Le Bois des Eloux

L'Epine

C'est le troisième port de l'île. Cette commune, très étirée, se trouve au centre de l'île et compte 1685 habitants pour une surface de 8,95 Kms2. Un des lieux les plus appréciés de cette petite commune est le Bois des Eloux. Le point culminant de l'île s'y trouve.

La Chapelle Saint Jean-Baptiste

L'Epine

Au XVIIème siècle, les 750 Epinerins souffrant d'être séparés de l'église de Noirmoutier par plusieurs kilomètres de très mauvais chemins, serpentant à travers les marais, inondés à chaque grande marée et quasi impraticables à la mauvaise saison, devaient parfois faire le tour de l'île en passant par L'Herbaudière. Urbain Commard, un riche habitant du village, résolut de doter L'Epine d'une chapelle et donna l'emplacement. Le 17 octobre 1683, il fit un marché avec l'architecte Pierre Richard et à la Saint Jean 1684, la chapelle était terminée. En 1791, les biens de la chapelle seront mis en vente en tant que "biens nationaux". La Révolution, en 1794, détruira entièrement la chapelle.
En 1802, une souscription est lancée pour la construction de l'église à l'emplacement de la chapelle détruite. Les travaux de construction sont entamés et achevés la même année. En 1807, l'église de L'Epine devient enfin paroissiale avec, pour premier curé, Jean-Baptiste Cousin. Elle est agrandie en 1811 et le tableau des fonts baptismaux, représentant le Baptême de Jésus par Jean-Baptiste, est acheté. En 1824, dernier agrandissement de l'église actuelle et construction du presbytère. Les 13 vitraux sont mis en place en 1862 et un nouveau clocher est construit en 1874.

Noirmoutier-en-l'île

Noirmoutier

La commune

située sur la partie nord de l'île, est bâtie sur un îlot rocheux (autrefois nommé "île d'Her") et séparée du reste de l'île par des marais salants. Elle compte 5001 habitants (1999) pour une surface de 19,59 Km2.
Outre le bourg, tourné sur la baie de Bourgneuf, véritable «capitale» de l'île, la commune possède deux villages importants : L'Herbaudière et son port de pêche, Le Vieil, hameau typique constitué de maisons vendéennes traditionnelles bordant des ruelles étroites.

Un inventeur nommé Brutus Villeroi y fit le premier essai de sous-marin français le 12 août 1832.

Extrait des registres BMS de la paroisse : Etat de l'Isle en 1742 "En l'année 1742, il fut cueilli en cette paroisse de Noimoutier seise mille sept cens treise boisseaux de froment, cinq mille six cens quatre vingt six boisseaux de seigle, quatre mille centre trente boisseaux d'orge, cinq cens seize boisseaux de fèves, et il y avoit trois mille cent cinquante trois habitans de tout âge et de tout sexe.
En la paroisse de Barbâtre, il fut cueilli six mille neuf cens quatre vingt onze boisseaux de froment, cinq cens cinquante quatre de seigle, deux mille six cens vingt cinq d'orge, quinze cens soixante et un de fèves, et il y avoit dix sept cens soixante et un habitans de tout âge et de tout sexe.
Tiré de l'original au greffe en datte du 24 octobre 1742. Signé Guyard, curé."

Noirmoutier

L'hôtel de Ville

Les maisons anciennes de Noirmoutier sont souvent construites en granit local puis recouvertes d'un enduit. Les éléments sculptés et les moulures sont réalisés en calcaire importé. Les toitures des demeures aisées sont parfois couvertes d'ardoises du XVIème au XIXème siècle, à la place des tuiles creuses habituellement employées sur l'île. Cet hôtel particulier fut habité par de grandes familles de marchands jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. L'Hôtel de Ville s'y loge en 1798. En 1884, il est reconstruit dans le même style que l'hôtel voisin, afin de préserver la cohérence architecturale de la place. Un beffroi en bois, aujourd'hui disparu, distinguait l'édifice municipal.

Noirmoutier

Le port
Dès le Moyen-Age, un commerce international de sel se met en place à Noirmoutier. Le quai du port se situe alors au pied du château. Mais la vase s'accumule progressivement dans le port et menace de le combler. En 1760, l'envasement est tel qu'on décide d'assécher l'espace devant le château, et de le combler par de nombreuses pierres de lest ammenées par bâteaux au fil des années, ce qui donne ainsi naissance à l'actuelle place d'Armes.
Pour protéger le port de cet envasement, on édifie deux digues, au début du XIXème siècle. La première débute au pied de la place d'Armes et se prolonge sur 1600 mètres pour former la jetée Jacobsen. La deuxième, sur la rive Sud du port, protège les assèchements du marais du Boucaud. Une écluse de chasse est installée en 1834. Malgré ces travaux, l'envasement est difficile à endiguer, et le vieux port perd peu à peu sa fonction commerciale, au profit du nouveau port de pêche de L'Herbaudière.

Maison-phare de la pointe des Dames Phare de la pointe des Dames Phare de la plage

La Place d'armes

L'hôtel Jacobsen
Un riche négociant d'origine flamande, Cornils Jacobsen, avait obtenu du seigneur de l'île la concession d'un terrain envasé au pied du château. En 1767, après l'avoir asséché, il y construit sa maison sur la toute récente place d'Armes. Vers 1805, son fils Jean-Corneille l'agrandit et l'embellit. L'édifice est couvert d'ardoises et porte, sur sa façade, deux ressauts pourvus d'un balconnet et ornés d'une lucarne en oeil de boeuf. L'hôtel Jacobsen appartient aujourd'hui à la Communauté de Communes.

Hôtel d'Elbée

L'hôtel Boucheron
En 1768, le négociant François Boucheron suit l'exemple de Cornils Jacobsen. Il édifie de l'autre côté de la place un élégant logis orné de lucarnes en oeil de boeuf et de balcons en ferronnerie. Il crée également une aile en retour qui forme un petit jardin clos. L'hôtel est racheté en 1790 par le négociant Lebreton des Grappillères.
Durant la guerre de Vendée en 1794, c'est du balcon de cette hôtel que les Conventionnels Bourbotte et Turreau assisteront à l'exécution de 18 prêtres, de 20 officiers et responsables de l’armée royaliste, du généralissime d’Elbée, de son beau-frère Pierre Duhoux d’Hauterive, de son ami de Boisy de Landebaudière et du général républicain Conrad Wieland, accusé de trahison.
Il abrite aujourd'hui un hôtel de tourisme, l'hôtel du Général d'Elbée.

La rue du Général Passaga
De 1370 à 1550, avant les comblements progressifs du port, cette rue constitue le quai de la ville. Les plus grands marchands y font élever leurs maisons. Des vestiges architecturaux subsistent de cet habitat médiéval.

Les Salorges seigneuriales
Sur le port se dresse un bâtiment aux épais murs de pierre couvert d'une haute charpente en bois à pignon découvert. Edifié en 1770, il a été conçu pour conserver le sel issu des marais de l'île. Le seigneur faisait stocker "l'or blanc" dans cette salorge avant de l'embarquer sur des bâteaux qui l'acheminaient aux acheteurs. Au XIXéme siècle, on adosse à l'édifice une autre petite salorge. L'ensemble abrite aujourd'hui le centre culturel.

Le château

Le château
Les premières traces du château apparaissent en 830 avec la construction d'un castrum par l'abbé Hilbold, du monastère de Saint-Philbert. Il servait à défendre les moines et la population de l'île contre les vikings.
Il est reconstruit en pierre au XIIème siècle par le pouvoir féodal qui essaye de stabiliser la région notamment en empêchant les pillages normands. L'île se retrouve alors sous la coupe des seigneurs de La Garnache. Le donjon est construit par Pierre IV de La Garnache, à la fin du XIIème siècle afin de protéger le port et la ville.
Au XIVème siècle, il est détenu par la famille de la Trémoille, vicomte de Thouars.
Le château va résister à de nombreuses attaques mais sera pris par les troupes hollandaises de l'amiral Tromp.

Le fort

Vers 1690, le gouverneur Hertsfelt fait construire dans son enceinte un logis qui devient alors la demeure des gouverneurs de l'île jusqu'à la Révolution. Il fait également ouvrir la grande porte actuelle sur la place d'Armes, condamnant l'ancienne porte d'entrée qui ouvrait à l'Est, en face de l'église.

Le château est vendu en 1720 à Louis IV de Bourbon-Condé qui le revend en 1767 à Louis XV.
Durant la Révolution, le château servit de prison militaire. En 1871, durant la Commune, des insurgés y furent emprisonnés.
Depuis 1993, il accueille, au mois d'août, à l'intérieur de ses murs et dans sa cour, des représentations du "Festival de Noirmoutier-en-l'Ile", organisé par le théâtre Régional des Pays de la Loire.
Le donjon, pourvu de nombreuses meurtrières et de tourelles défensives aux angles, abrite le musée de Noirmoutier.

La crypte L'église

L'église Saint-Philbert

Ancienne abbatiale bénédictine au style à la fois roman et gothique qui recèle une belle crypte du XIème siècle, ainsi que le tombeau du moine Saint Philibert.
Registre des actes de BMS 1760 : Service pour Madame la Princesse de Condé "Le lundi dix sept mars un service solennel a été célébré en cette église pour la très haute très puissante et très excellente princesse Charlotte Guilefride Elisabeth de Rohan Soubyse, épouse de Monsieur le prince de Condé, seigneur et dame de cette île, décédée le huit du courant. Signé Guyard, curé."

Vue du bois de la Chaize Bois de la Chaize

Le Bois de la Chaise

s'y nichent entre mimosas et chênes verts, les villas typiques de Noirmoutier, blanchies à la chaux et couvertes de tuiles roses.

Le dolmen de la pointe de l'Herbaudière

Ensablé et invisible à marée haute, il se trouve au bord du rivage de la pointe de l'Herbaudière. Il s'agit d'une tombe collective composée d'une grande dalle en pierre reposant sur des blocs verticaux, et sous laquelle on enterrait les membres d'une tribu. Il date de l'époque néolithique (Vème/IIIème millénaire avant notre ère).

Phare

L'îlot du Pilier

Il émerge à quelques kilomètres au Nord-Ouest de la pointe de l'Herbaudière. Les moines cisterciens s'y installent en 1172 et y fixent une première balise pour avertir les marins du danger de cette chaîne de rochers. Mais, trente ans plus tard, face à la rudesse des éléments et du climat, l'établissement religieux est transféré sur l'île de Noirmoutier.

Le Pilier

Un fort y est construit en 1710 afin de chasser les pirates qui en ont fait un repaire et pour protéger du pillage les navires de Nantes. En 1827/1828, un premier phare circulaire est réalisé sur les plans de l'ingénieur local Louis-Joseph Plantier. En 1877, un second phare, de forme carrée, est construit à côté du premier. Les deux constructions cohabitent toujours aujourd'hui.

Les Blockhaus

Le poste de direction de tir et le radar de détection marine établis sur la pointe de l'Herbaudière appartiennent au gigantesque chantier militaire du Mur de l'Atlantique, qui commence sur l'île au début de l'année 1943.
Occupée par les Allemands depuis 1940, l'île de Noirmoutier constitue une position stratégique, entre les ports de Saint-Nazaire et de la Rochelle. 46 ouvrages de béton sont alors construits le long des rivages de l'île afin d'assurer la défense et la surveillance côtière. La réalisation de ces travaux est assurée par l'organisation Todt, maître d'oeuvre du IIIème Riech.

Tadorne de Belon

Gravelot

La Réserve Naturelle des marais de Müllembourg borde la baie de Bourgneuf.

Gagnés sur la mer au siècle dernier, les 48 ha de marais sont Situés tout au bout de l'île, à la sortie du port de Noirmoutier-en-l'Ile, enserrés entre le chemin du Ribandon et la jetée Jacobsen et sont le refuge de très nombreuses espèces végétales et animales.
Sur l'axe migratoire atlantique, abrités du vent et des marées, ils représentent en hiver un important reposoir de marée haute pour les limicoles, canards et bernaches, qui hivernent autour de l'île et en baie de Bourgneuf. Au printemps, certains migrateurs de retour d'Afrique font simplement une étape ici, tandis que d'autres comme le Tadorne de Belon, la Sterne pierregarin, le Gravelot à collier interrompu et l'Avocette élégante (espèces rares car liées à des milieux fragiles partout en régression), profitent des levées de terre pour dissimuler leur nid et élever leurs nichées.

Moulin

Moulin

Les moulins à vent
Ils sont nombreux sur l'île, certains sont habités d'autres ont été transformés en restaurant ou hôtel.
Barbâtre : Moulin de la Fosse, Moulins de la Frandière, Moulin de la Plaine, Moulins des Onchères, Moulin des Yuccas.
La Guérinière : Moulins de la Cour.
Le Fier : Moulin des Corps morts.
L'Epine : Moulin de la Bosse, Moulin Boucard.
L'Herbaudière : Moulins de l'Herbaudière, Moulin "L'Ancre Marine",
Moulin de Luzéronde, Moulin de la Cogue.
Noirmoutier-en-l'île : Moulin de La Lande.

Paysages typiques de l'île

Moules-frites Maison typique Ligne

Nous quittons cette magnifique île et nous dirigeons vers...

SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE

Mouette

La Vie

Les familles BARRANGER, CHENEAU, FRADET y ont vécu... Allons voir ces ancêtres.

Présentation

Située sur la Côte de Lumière, Saint Gilles Croix de Vie est née de la fusion, en 1967, des deux localités de Saint Gilles sur Vie et de Croix de Vie. Ces deux bourgs sont séparés par l'embouchure du fleuve côtier, la Vie, et de son affluent, le Jaunay. La ville se situe sur le littoral atlantique et est aujourd'hui l'un des principaux ports de pêche de Vendée, spécialisé dans la pêche à la sardine.
Ses habitants sont appelés les Gillocruciens. Avant l'unificationde St Gilles sur vie et de Croix-de-Vie, on parlait de croixdeviaux, pour les habitants de Croix-de-Vie et de Giras pour ceux de Saint Gilles.
Saint Gilles Croix de Vie est classée Station balnéaire en 1982 et compte 6797 habitants en 1999 pour une superficie de 10,25km2, soit 663 habitants/km2.

Un peu d'histoire

Saint Gilles sur Vie est la cité la plus ancienne. Elle fut créee par une colonie phocéenne et était déjà prospère à l’arrivée des Romains. Saint Gilles portera longtemps le nom de Sidunum.
Au IXème siècle, des moines de Saint Gilles du Gard vinrent prêcher la religion chrétienne à Sidunum et y fondèrent un prieuré et une église fortifiée. La population se regroupa autour du prieuré de Monseigneur de Saint Gilles qui donna son nom à la bourgade. Au Moyen Age, Saint Gilles Croix de Vie était un centre de navigation important qui accueillait sans difficulté des bateaux de cent tonneaux.

Chapelle Notre-Dame de Pitié de St Hilaire de Riez

Croix de Vie n’apparaît qu’au XVIème siècle, pour recevoir les marins de Saint Gilles. Les sieurs de Montausier, seigneurs de la Mothe Ruffée, leur concédèrent des parcelles de terrain à l’endroit dénommé La Petite Ile pour élever des constructions à usage d’habitation. Croix de Vie connut un bel essor, en 1610, grâce à Madame Marie de Beaucaire, Baronne de Riez, qui fit construire Le Grand Môle et Le Quai Neuf de Madame (aujourd’hui baie de l’Adon), ainsi que la chapelle Notre-Dame de Pitié dans le bourg de Saint-Hilaire-de-Riez. Cette chapelle, située dans l’enclos du vieux cimetière, a été élevée pour le repos de l’âme de son mari Sébastien de Luxembourg mort en 1569. Partiellement détruite pendant la Révolution, la chapelle a subi quelques travaux de restauration depuis le XIXème siècle.
En 1622, le roi Louis XIII dîna et coucha à Croix de Vie dans la demeure seigneuriale de la famille des de Lézardière.
Après les guerres de Vendée de 1793 et 1815, les deux cités et la région connurent une période de calme durant laquelle on construisit un pont (1835), enjambant la Vie et une gare pour l’arrivée du chemin de fer (1887).

Les cabines

Les bains de mer

C’est en 1862 que l’on situe leur apparition. Ce fut la véritable origine de l’évolution de la cité qui connut un développement considérable durant le XXème siècle. Avant 1862, s'il est certain que la population fréquentait le bord de mer, il n’était pas question de se déshabiller pour aller se baigner.
En 1862, la plage de La Garenne de Retz fait son apparition. Elle est fréquentée par les gens d’un certain rang social : avocats, médecins, notaires, nantais et parisiens. En 1863 le premier établissement de bains est érigé. Il s’agit d’une baraque en planches. Côté Croix de Vie, la plage de Boisvinet commence à se former grâce à la jetée de la Garenne construite en 1882 qui permet au sable de s’accumuler sur la côte.

Les villas de la plage

Les premières villas voient le jour, sur la Corniche et à Saint Gilles aux abords de la Grande Plage. La Corniche de Boisvinet a conservé, aujourd’hui encore, son caractère balnéaire du début du XXème siècle.

Dr Abelanet

Un des premiers chalets construit en 1888, dans ce quartier, fut celui du docteur Abelanet. En 1895, il est le premier médecin de la Villa Notre Dame, établissement hélio-marin construit en 1893, où il fait installer des bains chauds à l’eau de mer.
L’arrivée du Chemin de Fer donne le premier essor aux Bains de Mer. On mettait trois heures pour venir de Nantes et dix heures pour venir de Paris. Au début du XXème siècle, avec la Belle Epoque, les plages sont de plus en plus fréquentées. Un syndicat d’initiative est créé en 1922 et on voit apparaître les premières pensions de famille.

La gare autrefois

Dans les années 1920/1930, la plage est immense non seulement en longueur mais aussi en largeur. Les Congés Payés donnent une nouvelle impulsion aux bains de mer et au tourisme. Le chemin de fer a progressé en confort et en vitesse. Les jeux de ballons, les concours de châteaux de sable font la joie des petits et des grands, mais on voit rarement les hommes et les femmes en maillot de bains. Le garde-champêtre et la maréchaussée veillent à la bonne tenue des estivants !…
Après cinq années de privation, de frustrations et d’interdictions durant la seconde guerre mondiale, les français se défoulent. C'st la ruée vers les plages. On voit alors se monter les cabines de bains, les femmes n’ont plus honte de montrer leurs jambes et leur corps. Elles accompagnent ces messieurs à la baignade et le soir, tout le monde va au Casino "La Pierrette" sur la Grande Plage ou au casino "Cosson" à Boisvinet.
A partir de 1946, les terrains de camping sont rois et amènent de nouveaux touristes. On se baigne et on prend le soleil sur la Grande plage et sur celles de Boisvinet.

La plage de Croix de Vie La plage et les cabines de Croix de Vie Les rochers de la corniche de Croix de Vie L'avenue de la plage à Croix de Vie La plage de la Pelle à Porteau Le Casino et le restaurant des Bains à Croix de Vie Le port de Croix de Vie

le port de Croix de Vie

Le port

Souvent obstruée par des bancs de sable, il fut nécessaire de réduire la largeur du chenal par la construction d'une digue susceptible d'accroître la force de chasse des eaux à la marée descendante. En 1839, un premier tronçon de 160 mètres de long de la Jetée de La Garenne est érigé, il sera ensuite prolongé de 400 mètres. De l'autre coté du chenal, un éperon est ancré sur les rochers de Boisvinet. Ces travaux sont achevés en 1881. En 1988, de nouveaux travaux d'allongement sur 250 mètres sont entrepris.
Le port de Saint Gilles est spécialisé dans la pêche du poisson bleu (anchois, sardine et chinchard).

La Tour Joséphine

La Tour Joséphine

est le premier phare de Saint-Gilles construit en 1850 à l'entrée du port.
La Petite Plage, au pied de la Tour Joséphine, profite d'une exposition plein sud, et d'un ancien bassin où l'eau, à marée basse, se réchauffe au soleil.

L'église de Saint Gilles L'église de Croix de Vie

Les églises

L'église "Saint Gilles" de Saint Gilles a été plusieurs fois détruite et rebâtie, cette église du XIVème siècle a gardé son apparence néogothique. Le bas-côté nord de la nef et le clocher sont classés.

L'église "Sainte-Croix" de Croix-de-Vie de 1894 fût bâtie sur les bases de l'ancienne église. Elle possède une chaire en pierre calcaire.
Dans le cimetière, le menhir de la Tonnelle (autrefois sur la commune de Saint-Hilaire de Riez) de l'époque néolithique est également classé.

La maison du pêcheur

La Maison du Pêcheur

Située rue du Maroc, dans le quartier dit «la petite île» bâtie en 1913, ainsi que deux autres maisons semblables, par un commerçant de Croix de Vie puis achetée par un marin pêcheur en 1953. Elle fut rachetée par la ville de St Gilles Croix de Vie en 1982 et remise en état. Constituée de deux pièces, un débarras et une petite cour, elle présente au public depuis 1993, l'atmosphère d’un habitat de marin des années 1920/1930, avec le mobilier, les ustensiles de cuisine, les vêtements de l'époque, les outils de travail (filets et avirons..).

Le Hope

Le Hope

est un côtre aurique, construit tout en bois à Croix-de-Vie en 1943 dans les chantiers Thomazeau, pour le patron pêcheur Israël Chevrier. Le bateau appartient ensuite au patron Migné et pratique la pêche au casier dans les eaux de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de l'Ile d'Yeu (crevettes, langoustes, homards...). Il pratique ce type de pêche jusqu'à la fin des années soixante, période à laquelle il est désarmé.
Employé pour la plaisance, il a été ensuite acheté par la commune en 1988. Le projet de réutilisation du bateau est double : Faire connaître le patrimoine maritime de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et les rudiments de la manœuvre d'un ancien bateau de pêche à voile.
Le Hope est classé monument historique en 1998.

Continuons notre promenade et remontons plus au nord le long de la côte pour arriver à ...

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SAINT-JEAN-DE-MONTS

La plage de St Jean de Monts

Les familles BARRANGER et NAULLET en sont originaires... Allons voir ces ancêtres.

Présentation de la ville et origine du pays de Monts

La ville est situé à l'Ouest du département de la Vendée entre Notre-Dame-de-Monts et Saint-Hilaire-de-Riez par 46°47'37"Nord de latitude et 2°03'32"Ouest de longitude, sur la Côte des Lumières. 6886 habitants (en 1999) y habitent sur une superficie de 61,72km2 soit 111 habitants au km2. Elle dépend de la Communauté de Communes "Océan Marais de Monts" qui a été créée en 1993.
Elle est séparée en deux par un cordon dunaire planté de pins s'étendant du Nord au Sud et longeant la côte. Le cœur du bourg se situe à l'est du cordon dunaire tandis que le front de mer constitue un deuxième ensemble plus vivant en été à l'ouest du cordon.

carte An I

A l'époque tertiaire, un séisme provoque l'effondrement du littoral. L'océan envahit l'espace formant le marais actuel et de vastes étendues sont submergées, découpant, de part et d'autre de la presqu'île de Beauvoir, deux larges golfes parsemés d'îles et d'îlots : au nord, la Baie de Bourgneuf, au sud, le golfe de Soullans ou de Monts. Ce dernier,fermé du côté de la pleine mer par une étroite bande d'alluvions sablonneuse, accrochée aux roches du Pont d'Yeu, donne naissance à l'Ile de Monts (Insula de Montibus).
Plusieurs hauts fonds émergés restent également au milieu de la Baie de Monts donnant les premières installations humaines : Sallertaine, Riez, Orouët, Le Perrier... Sous la poussée de courants marins, les deux golfes se sont colmatés peu à peu, par le dépôt d'alluvions et par des vases charriées par les fleuves tels que la Gironde et la Loire.
Au gré des marées et des tempêtes, les éléments les plus gros se sont accumulés à partir du Pont d'Yeu pour former les plages de sable, puis sous l'action du vent, les dunes.
L'homme intervient alors, construit des digues et mène une lutte acharnée pour exploiter un sol que lui dispute l'eau.
La conquête du Marais de Monts se poursuit au fil des siècles : assaini, aménagé, ses eaux domptées et canalisées, le marais devient une terre riche pour la culture. A partir du début du XVIIème siècle, quelques 4.000 hectares ont été gagnés en un siècle, l'estuaire de la Besse est fermé, (chenal important pour l'écoulement des eaux, situé entre les îles de Monts et de Riez). L'ancien lit de ce chenal forme actuellement la limite des communes de Saint-Jean-de-Monts et de Saint-Hilaire-de-Riez (de la plage des Demoiselles à Orouët).
Ce n'est qu'au XIXème siècle que le marais est totalement gagné sur la mer et qu'il apparaît tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Une yole Une yole

Le marais

C'est au milieu des marais, dans l'arrière pays que se trouve le cœur de la région. Entre mer et continent, le marais Breton Vendéen possède une inestimable richesse biologique. Avec 45 000ha de prairies humides, de polders, traversés par des canaux, drainés par des étiers, cet ancien golfe est un véritable joyau. On y retrouve grâce à ses micros-milieux, une flore et une faune rare : une grande variété d'oiseaux migrateurs, des Chevaliers gambettes, Avocettes mais aussi Tadornes, Echasses, Busards cendrés…
Le marais est régulé par des systèmes hydrauliques en eau douce, saumâtre et salée, au rythme des saisons et des marées. Circulant sur les canaux et étiers en yole, les gens du marais ont vécu au rythme de l'eau inondant régulièrement leur marais.

La bourrine de Juquaud Intérieur bourrine de Juquaud

La bourrine

"C'est une humble chaumière percée, dans son mur de terre, d'une seule lucarne, pas plus grande qu'une seille à vendange et qu'une potée de pied d'alouette aveuglait" (Marc Elder "La Bourrine").
Habitations traditionnelles du marais, la bourrine est une construction en terre à couverture végétale, édifiée la plupart du temps par ses occupants eux-mêmes. Dispersées, elles restent les ultimes témoins précaires de la dure vie des maraîchins du marais breton vendéen.
Visiter l'écomusée Le Daviaud situé dans la commune voisine de La Barre-de-Monts. bouton Il met en lumière l’ambiance unique qui règne dans la bourrine.
On peut visiter la bourrine du Bois Juquaud à St Hilaire de Riez, elle date du début du siècle dernier et la bourrine à Rosalie à Sallertaine.

Les pins

La forêt, les plages et l'estacade

La forêt domaniale de pins maritimes, plantés à l'époque de Napoléon III, couvre 750 hectares.
Les plages de sable blanc sont le grand attrait de Saint-Jean-de-Monts, elle s'étendent sur 8 kilomètres de long. L'océan y est rarement agité grâce à une pente douce sableuse au fond de l'eau. Les vagues sont peu importantes et la hauteur d'eau reste faible sur plusieurs centaines de mètres..
L'estacade, ponton construit sur la mer, est un lieu de promenades et de pêche.
Voir les vues panoramiques sur la pinède sur la plage et l'estacade. bouton


Plage et front de mer Front de mer

Eglise Saint Jean-Baptiste

Eglise Saint Martin

Les églises

Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean de Monts
Son origine remonte au XIVème siècle, elle fut restaurée au XXème siècle.

Monstrance

Saint-Martin de Saint-Martin de Monts
abrite un ostensoir de 1440. ... les récits de naufrages fournissaient un aliment aux longues veillées d'hiver. On avait la vague souvenance d'un naufrage qui avait laissé un souvenir tangible : un bateau, dont le nom n'a pas été conservé, jeté à la côte par un jour de tempête de l'an 1440. L'équipage, ou du moins ses survivants, purent franchir les terribles rouleaux et tombèrent épuisés sur la plage, en rendant grâce au ciel qui leur avait accordé la vie sauve. En remerciement, ces marins firent don d'un ostensoir en argent doré, une monstrance. Elle put franchir sans encombre, dans le creux d'une muraille, les dures années de la Révolution. Nous la retrouvons dans cette église.

Les moulins

Leur densité est très importante. La zone littorale est surtout caractérisée par de «hauts moulins» dont le plus grand nombre se situe dans le Pays de Monts. Le Moulin de Rairé est toujours en activité de nos jours et se visite.

Moulin de Rairé Moulin de la rivière

Personnages liés à la commune

Yvan Dautin

Le peintre et graveur Auguste Lepère (1849-1918) a séjourné à différentes reprises à Saint-Jean-de-Monts, à la Villa des Pins, où il a invité des amis comme le peintre Adrien Lavieille (1848-1920), le graveur Jacques Beltrand (1874-1977)... Avec le peintre Charles Milcendeau, il a été à l'origine d'un groupe d'artistes dit "de Saint-Jean-de-Monts".
Yvan Dautin né à Saint-Jean-de-Monts en 1945, est chanteur. Une de ses chansons les plus connues "Les Batignolles". Joueur de mots, poète grinçant et enfant terrible de la chanson française, il écrit et chante avec tendresse et ironie.

Voilà nous avons fait le tour des villages vendéens
ou certains de mes ancêtres ont vu le jour, se sont mariés et sont enterrés...
où... tout simplement... ont vécu !

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