La Lorraine

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paysage lorrain

Présentation

La Lorraine est une région du nord-est de la France dont le nom est hérité du duché du même nom. Elle regroupe quatre départements, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, les Vosges et la Meuse. La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays, la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne. Elle est également voisine de trois régions françaises, l'Alsace, la Champagne-Ardenne et la Franche-Comté.

Plaine

Paysage

jametz

metz

Un peu d'histoire

Les premières traces de civilisation remontent au Vème siècle avant Jésus-Christ. La Lorraine n'est alors qu'une zone peu habitable, occupée par quatre tribus gauloises, "les Trévires" au nord, "les Médiomatriques" dans la Basse-Moselle, "les Leuques" dans la Haute-Moselle et les "Verdunois" dans la région de la Meuse.
En 50-52 avant JC, conquête de la Gaule par les romains. La Lorraine fait alors partie d'une province appelée Gaule Belgique.
A l'époque celtique, la vallée de la Moselle, profitant de la paix gallo-romaine, devient un important axe de communication, Metz (Divodurum), Verdun (Verodunum), Toul (Tullum) sont fondées.
Au Vème siècle, des peuples barbares venus de Germanies envahissent l'empire romain. Les francs conquissent la Gaule Belgique et y fondent le royaume d'Austrasie (1er roi : Thierry, fils de Clovis).
Sous les mérovingiens, la région joue un rôle politique prépondérant,en 687 Metz devient la capitale de l'Austrasie, royaume s'étendant alors de la Champagne aux pays de la Meuse et de la Moselle.
En 739, Charles Martel réunifie le royaume des francs qu'il partage en 741 entre ses fils. l'Austrasie échoue à Carloman, mais il devient moine en 747 et cède ses terres à Pépin le Bref, son frère, qui demeure le seul souverain du royaume des Francs et fonde la dynastie des carolingiens.
Sous les carolingiens, Charlemagne, puis Louis Ier le Pieux, fils et petit-fils de Pépin le Bref héritent successivement du royaume.
En 843, par le traité de Verdun, l'ancien empire de Charlemagne est partagé entre les trois fils de Louis Ier. Lothaire Ier reçoit ainsi le territoire du centre, la Francia Media, allant de la mer du Nord au golfe de Gaète, en passant par la Bourgogne.
En 855, à la mort de Lothaire Ier, ses fils se partagent le royaume. Lothaire II reçoit le territoire allant de la Mer du Nord aux sources de la Meuse et de la Moselle. Ce royaume est baptisé du nom de son roi : la Lotharingie (en latin Lotharii Regnum = royaume de Lothaire).
En 870, à la mort de Lothaire II, le traité de Mersen partage la Lotharingie en Lotharingie occidentale cédée à Charles II le Chauve et Lotharingie Orientale, cédée à Louis Ier le germanique, les deux frères de Lothaire Ier.
En 880, par le traité de Ribemont, Louis II le Jeune, fils de Louis Ier le Germanique reçoit la Lotharingie Occidentale que lui cède les petits-fils de Charles le Chauve, son oncle.
De 900 à 911, règne de Louis IV de Germainie, dit l'Enfant. Création de duchés nationaux, en particulier, le duché de Lorraine, s'étendant de la Mer du Nord aux sources du Rhin.
En 919, la Lorraine est intégrée à la Germanie alors gouvernée par Henri Ier l'Oiseleur.
En 959, la Lorraine, toujours sous l'emprise germanique, est divisée en 2 régions : le duché de Haute-Lorraine qui deviendra la Lorraine actuelle et le duché de Basse-Lorraine, comprenant les villes d'Aix-la-Chapelle et de Liège.
En 1048, Henri III le Noir, empereur germanique, cède le duché de Lorraine à Gérard d'Alsace, c'est la première dynastie des ducs héréditaires.
De 1048 à 1431, la maison de Lorraine-Alsace dirige le duché, jusqu'en 1431 date de la mort de Charles II dont la fille, Isabelle de Lorraine, épouse en 1420, René Ier le Bon, comte d'Anjou. Héritant du duché de son beau-père, René Ier devient duc de Lorraine en 1431.
En 1473, la maison d'Anjou-Lorraine fera place à la maison de Lorraine-Vaudémont dont le duc René II sera le premier représentant.
De 1473 à 1477, suite à l'annexion par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, des places fortes lorraines, René II s'allie au roi de France, Louis XI, pour déjouer les plans du bourguignon, Charles le Téméraire, qui tombe en 1477 lors de la bataille de Nancy.

cathedrale de Metz

En 1552, Henri II (roi de France de 1547 à 1559) s'empare des trois-évêchés : Metz, Toul et Verdun.
En 1633, Louis XIII assiège et prend Nancy.
En 1659, le traité des Pyrénées rend la Lorraine à son duc Charles IV.
En 1670, Louis XIV, ambitieux de voir s'agrandir son royaume, occupe la Lorraine.
En 1697, La Lorraine retrouve son indépendance (traité de Ryswick) et est ainsi rendue au duc Léopold. Son fils, François III (fondateur de la maison des Habsbourg-Lorraine en épousant Marie-Thérèse d'Autriche en 1736), cède ses droits sur le duché à Stanislas Leszczynski. Stanislas, installé à Lunéville, contribue à la prospérité industrielle et économique de son duché, ainsi qu'à son rayonnement culturel.
En 1766, à la mort de Stanislas Leszczynski, la Lorraine devient française.
En 1790 : la Lorraine est divisée en quatre départements : Meuse, Vosges, Moselle et Meurthe.
Au XIXème siècle : la Lorraine connaîtra un essor industriel considérable grâce à la famille de Wendel qui, installée à Hayange, permettra à la sidérurgie lorraine de se hisser au premier plan.
En 1871, après la défaite, l'Alsace et la Moselle deviennent territoires allemands.
En 1919, par le traité de Versailles, la Lorraine est rendue à la France.
En 1940 : la Lorraine, de nouveau annexée par l'Allemagne, devra attendre la Libération en 1944 pour redevenir, jusqu'à ce jour, une région française.

Nous restons en Lorraine et partons à la découverte d'un département...

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La Meuse

Paysage meusien

chouette

Présentation

La Meuse est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, à partir de la partie la plus occidentale de la province de Lorraine. Ce département n'a presque pas varié dans ses limites depuis sa création.
Il connaît son maximum de population en 1851, avec 328 700 habitants.
A cette époque, de nombreuses activités se développent : agricoles (élevage, culture des céréales et de la vigne), artisanales, industrielles (métallurgie, carrières, textile), les transports (voie ferrée Paris-Strasbourg, canal de la Marne au Rhin), la construction (habitations, mairies, écoles, lavoirs, fontaines, églises). La population meusienne ne cesse pourtant de diminuer à partir du milieu du siècle.

La Meuse à Verdun Pont Notre Dame

Un peu d'histoire

Les premières traces de l'homme en Meuse sont celles des chasseurs traquant le mammouth à Vassincourt, il y a 300 000 ans. Bien plus tard, se créent les premiers villages.
Une importante activité d'extraction de silex se développe à Saint-Mihiel 2000 ans avant notre ère. Des menhirs et des dolmens sont érigés, dont certains subsistent encore. À l'arrivée des Romains, plusieurs peuples occupent les “Pays meusiens”, les Leuques au sud, les Médiomatriques au nord, les Trévires encore plus au nord et des Rèmes à l'ouest. Tous maîrisent la fabrication du métal et vivent souvent dans des camps fortifiés ou oppidums, le plus imposant est situé à Boviolles et domine la vallée de l'Ornain. Les Romains soumettent les peuples gaulois, aménagent de grands axes routiers. Les agglomérations les plus importantes sont Virodunun (Verdun) et Nasium (Naix), située au pied de l'oppidum de Boviolles.
Les activités économiques connaissent une réelle prospérité, comme les carrières de Savonnières-en-Perthois et les ateliers des potiers argonnais.
En 451, Attila et ses Huns détruisent Verdun.
Après le démantèlement de l'empire romain, les “pays meusiens” sont inclus dans le royaume franc d'Austrasie, puis dans l'empire carolingien. En 843, lorsque le traité de Verdun partage celui-ci en trois, ils sont intégrés dans sa partie centrale, la Lotharingie, voisine de la France.
Vers l'an mil, plusieurs entités territoriales se constituent. Le comté de Verdun, dirigé par l'évêque, se trouve inclus dans le Saint-Empire romain germanique, tandis que le comté de Bar s'affirme comme une principauté plus autonome. Ses seigneurs mettent la main sur Clermont, Stenay et Étain mais Verdun leur échappe. D'autres entités se partagent l'espace meusien, le comté de Chiny (avec Montmédy), celui de Ligny et la seigneurie de Commercy. Certaines terres (dont Vaucouleurs et le château de Gombervaux) dépendent du comté de Champagne.
À la suite de l'implantation du christianisme à Verdun au IVème siècle des églises et des établissements religieux s'impantent. L’essor commercial fait naître des centres urbains fortifiés. Des châteaux sont construits.
Les comtes de Bar deviennent ducs en 1354.

Jeanne d'Arc

Domrémy

En 1428, en pleine guerre de Cent ans, Jeanne d'Arc, née à Domrémy (aujourd'hui dans les Vosges), obtient l'aide du sire de Baudricourt pour rejoindre le roi de France à Chinon.
Auparavant, le mariage de René d'Anjou, héritier du duché de Bar, avec l'héritière du duché de Lorraine, annonce la réunion des deux duchés.
Au XVIème siècle, les villes, à l’intérieur de leurs murailles médiévales, se reconstruisent dans le style Renaissance (Bar-le-Duc, Marville, Saint-Mihiel). Au milieu du siècle, le roi de France Henri II, alors en guerre avec l’empereur Charles Quint, s’empare de Verdun et de son évêché qui sont définitivement annexés à la France en 1648.
Au XVIIème siècle, les «pays meusiens » payent très cher l’alliance du duc de Lorraine et de Bar avec les ennemis du roi de France. Les campagnes sont dévastées, les châteaux ducaux (Clermont, Bar-le-Duc, Saint-Mihiel) sont démantelés et leurs possessions occupées. Certaines sont même annexées par la France, en particulier l’Argonne ducale, avec Clermont, Dun-sur-Meuse, Stenay.. qui forment désormais le Clermontois.
En 1659, Montmédy et Damvillers, qui appartenaient à l’Espagne, sont aussi annexées.
En 1766, après la mort de Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine et de Bar, Montmédy et Damvilliers ainsi que la principauté de Commercy deviennent françaises.
En 1790, l’Assemblée constituante crée le département de la Meuse, avec Bar-le-Duc pour chef-lieu. Bien des transformations surviennent alors, notamment la suppression des ordres religieux qui entraîne la vente comme biens nationaux et souvent la destruction de nombreux édifices religieux.
Le 21 juin 1791, peu avant minuit : le roi Louis XVI est arrêté à Varennes, alors qu’il cherche à gagner l’étranger.
En septembre 1792, le département est envahi par les troupes prussiennes et autrichiennes qui prennent Verdun, avant de se voir arrêtés à Valmy. Pour beaucoup de Meusiens, comme Nicolas Oudinot, commence une brillante carrière dans les armées de la Révolution et de l’Empire.

Le département meurtri par les guerres

la grosse bertha

soldat 14-18

La guerre de 1870, leur fait à nouveau connaître l’invasion et l’occupation. Après la défaite, le département devient un vaste camp militaire, construction de casernements et de nombreux forts.
En 1914, dès le début de la guerre, le nord du département est occupé durablement par l’ennemi. Les combats meurtriers sont incessants sur toute la ligne du front. À partir du 21 février 1916, Verdun est la cible principale du feu ennemi et devient l’enjeu d’une terrible bataille. C’est «l’enfer de Verdun». Sous la direction du général Pétain, les soldats français bloquent l’attaque allemande au prix d’énormes pertes. Le ravitaillement est acheminé par la seule route utilisable, celle de Bar-le-Duc à Verdun «la Voie sacrée». L’Armistice laisse d’innombrables ruines. Le département exsangue est à reconstruire. De nombreux monuments sont érigés pour mémoire (l’ossuaire de Douaumont, les monuments du Montsec et de Montfaucon-en-Argonne en l’honneur des soldats américains). En 1920, le corps du soldat inconnu est choisi à Verdun pour reposer sous l’Arc de Triomphe à Paris.

médor

Verdun en ruines

St Mihiel en ruines

champ de bataille

Après 1918, les premières évaluations préalables aux expropriations et dédommagement pour raison de séquelles de guerre, conclues que 20.000 hectares environ doivent être classés en zone rouge, c’est-à-dire considérés comme à transformer en "forêts de guerre" tant les sols sont dégradés par la guerre. Puis la Loi du 24 avril 1923, réduit cette estimation en 5 zones totalisant 15.672 ha, dont seuls 5.700 ha étaient boisé en 1914.
De 1940 à 1944, c’est à nouveau l’occupation et son terrible cortège d’exactions, notamment à Clermont-en Argonne et dans la vallée de la Saulx.

Mémorial américain de Montsec Cimetière de Douaumont

Patrimoine

Bar-le-Duc

Bar-le-Duc

Quartiers anciens, secteur sauvegardé de Bar-le-Duc avec la Ville Haute, son quartier Renaissance et le fameux Squelette de Ligier-Richier.

Mont-devant-Sassey, Dun-sur-Meuse, Avioth et leurs vieilles églises.
Saint-Pierrevillers et Dugny, et leurs églises fortifiées.
Saint-Rouin en Argonne et sa chapelle.
Saint-Mihiel et son sépulcre réalisé entre 1554 et 1564 par Ligier-Richier dans l'église Saint Etienne.
Verdun, sa cathédrale et son ancien palais épiscopal.
Lachalade, Jeand’heurs, Jovilliers, et leurs anciennes abbayes...

Mont-devant-Sassey Jovilliers Avioth Saint-Pierrevillers Verdun St Mihiel Dugny

Marville

marville

Montmédy et ses remparts fortifiés par Vauban.
Marville, ville occupée par les troupes espagnoles de 1555 à 1675, ses façades de style Renaissance espagnole et son cimetière.
Commercy et le château Stanislas, résidence d’été du beau-père de Louis XV.
Rupt-aux-Nonains, Haironville, Bazincourt et leurs ponts anciens.
L'Ossuaire de Douaumont, les châteaux de la Vallée de la Saulx et du Nord de la Meuse(Louppy-sur-Loison) et les villages lorrains typiques de la région de Ligny-en-Barrois sont autant de merveilles à découvrir...

Bar-le-Duc Bazincourt Montmédy Haironville Louppy s/Loison Commercy

Transi de René de Chalon

Le Transi de René de Chalon est une sculpture de Ligier-Richier. Elle est visible dans l'église Saint-Étienne de Bar-le-Duc et représente le corps de René de Chalon, prince d'Orange, mort au combat en 1544 à l'âge de 25 ans. Trois ans plus tard, sa femme Anne de Lorraine, fille du duc Antoine, demanda à Ligier-Richier de représenter son corps.
L'artiste lorrain représenta René de Chalon avec son cœur à la main, comme s'il voulait l'offrir. Le sens à donner à cette posture n'est pas connu.

Les Dames de Meuse

Saint-Mihiel

Un ancien habitat préhistorique dans des roches coralliennes à la sortie de Saint-Mihiel en direction de Verdun. Au pied de l’une d’elles on a retrouvé des traces d’habitat d'il y a plus de 15 000 ans et des bois de rennes gravés.
La légende veut que sept sorcières essayèrent de noyer la ville (alors appelée Godonécourt) en jetant sept énormes rochers dans le lit de la Meuse. Heureusement un prince nommé Michel sauva les habitants de ce bourg en enlevant les rochers qu’il déposa le long de la rive de la Meuse, là où ils se trouvent encore aujourd’hui.

Un environnement naturel varié

Forêts (Argonne, Haut-Juré, Montiers), côteaux (Côtes de Meuse), étangs (Argonne), lacs de Madine et de Dun-sur-Meuse, vallées verdoyantes (Ornain, Meuse), le Département de la Meuse est un département vert.

Lac vert Dun-sur-Meuse Etangs d'Argonne

Gastronomie

Confiture de groseilles

Madeleines de Commercy

Bar-le-Duc est spécialisée dans la confiture de groseilles épépinée à la plume d'oie, Commercy est connue pour ses madeleines, Saint-Mihiel pour ses Rochers et ses Croquets. Les côtes de Meuse, produisent les mirabelles de Lorraine, l'eau de vie de mirabelle et le vin gris des Côtes de Meuse.
Quant à Verdun, sa dragée est célèbre dans le monde entier. Elle a été inventée en 1220 par un apothicaire de la cité, qui cherchait un moyen de faciliter la conservation et le transport des amandes qu’il utilisait. Il eut l’idée de les enrober de sucre et de miel durcis à la cuisson. La dragée de Verdun venait de naître et devait vite devenir une friandise, une épice de bouche recherchée notamment pour ses vertus curatives. Bonne pour l’haleine et pour la digestion, elle était surtout réputée combattre la stérilité, d’où sa présence sur les tables françaises à chaque événement familial : mariage, baptêmes, communions...

Les familles BREUSE, CHARPENTIER, CHENET, DUNCOURT, FETU, FRENOIS, HUSSON, MAYER, PONSIN... et certainement bien d'autres encore dont je n'ai pas encore trouvé la trace ont vécu dans ce département, dans les communes de Baalon, Brouennes, Cervisy, Inor, Juvigny-sur-Loison, Montmédy, Quincy-Landzécourt, Romagne-sous-Montfaucon, Stenay...

Je suis bien loin d'avoir fait le tour de ce qu'il y a à découvrir sur cette belle région...
mais vous ai-je au moins donné l'envie de vous y rendre ?
Nous continuons la promenade dans les villages de Stenay, Cervisy, Inor...

Que voulez-vous faire ?

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