médor

CAMBRAI

gare de cambrai

Cambrai

Quelques ancêtres GRANSARD, DASCOTTE, DE SOURMAIS, HEGO, SEDENT... y sont nés, mariés ou décédés
mais, ils n'étaient pas originaires de cette ville et n'y ont pas fait racines.

Présentation

La Grand Place de Cambrai, jour de marché vers 1900

La ville de Cambrai, cité militaire et archiépiscopale, située sur la rive droite de l'Escaut et bâtie en calcaire blanc, occupe une position de ville-frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique depuis la période carolingienne. Très tôt, elle dut, ainsi se doter d'une ceinture de fortifications, agrandie et aménagée au fil des siècles en fonction de l'évolution de la poliorcétique. Le démantèlement des fortifications fut décidé à la fin du XIXème siècle. Néanmoins, la ville garde de très beaux témoignages de son passé fortifié.
Des fortifications médiévales, il subsiste plusieurs tours et portes du front sud, de la fin du XIXème siècle : La tour des Arquets, porte d'eau permettant à l'Escaut d'entrer en ville, la tour du Caudron, dotée depuis le XIXème siècle d'une tourelle en grès provenant de Bouchain, la tour Saint Fiacre, située le long de l'ancienne courtine, la porte de Paris, qui a conservé des traces de système défensif.
Cambrai a été la première ville du Nord en 1992 à être labellisée "Ville d’art et d’histoire" par le Ministère de la Culture et de la Communication.
Cambrai fabrique traditionnellement la chicorée et la batiste de lin utilisés pour confectionner mouchoirs et lingerie fine.

Un peu d'histoire

Successivement Castrum Romain (Cameracum), Royaume Franc, Comté du Saint Empire Romain Germanique, puis des Pays-Bas Espagnols, française enfin depuis 1677, la ville a gardé ses 3 spécificités : ville Carrefour, ville d’Armée, ville d’Eglise.
C’est au carrefour de grandes voies romaines et au bord du fleuve Escaut que les romains établissent un castrum : Cameracum. Celui-ci s’étend et, en 365, c’est une cité pourvue d’une muraille et dotée d’un évêque qui devient la capitale de la Nervie – lorsque les invasions barbares déferlent, les Francs y établissent un royaume, annexé par Clovis au début VIème siècle. Celui-ci y dépêche St-Vaast, son catéchiste mais c’est le successeur de celui-ci, St Géry qui sera, à partir de 584, le véritable fondateur de la ville. il y établit le siège épiscopal et fonde paroisses et abbaye.
Au traité de Verdun en 843, Cambrai est rattachée à la Lotharingie, puis au St Empire Romain Germanique. Gouvernée par un Comte-Evêque, elle connaît alors son apogée : centre religieux important, ville frontière puissamment défendue, lieu d’échanges économiques, elle bat monnaie, ses productions agricoles et textiles sont florissantes et son rayonnement culturel est grand.
Au XVème siècle s’annonce le déclin de la ville alors que les villes flamandes sous la domination des Ducs de Bourgogne montent en puissance.
Elle reste cependant, au XVIème siècle, la capitale diplomatique de l’Europe du temps : ligue de Vaucelles, Paix des Dames, Traité du Cateau-Cambrésis en 1559.
En 1543, Charles Quint s’empare de la ville, rattachée aux Pays–Bas Espagnols, il renforce les défenses en construisant une citadelle puissante.
Plus d’un siècle plus tard, après les tentatives manquées de Louis XI et de Henri IV, Louis XIV prend la ville. Celle-ci va adopter peu à peu le «goût français» et voir remplacer ses maisons à pignons par des hôtels classiques et des rangs de maisons identiques, tandis que Vauban renforce la Place Forte.

ruines de Cambrai en 1919

La Révolution française provoque une violente terreur et la destruction d’une grande partie de son magnifique patrimoine religieux.
Le XIXème siècle achève de transformer la ville avec le démantèlement des 4kms de remparts, ses portes et ses tours. Les deux dernières guerres voient la destruction délibérée de la ville par les Allemands et les bombardements alliés y sont très meurtriers. L’urbanisme de la ville en est complètement transformé. Mais, malgré invasions et guerres, elle conserve un patrimoine de grande valeur.

blason de Cambrai

Cambrai garde de son passé les armoiries du Saint Empire : l’Aigle à deux têtes sur fond d’Or, avec la couronne comtale et les lions du Hainaut et porte depuis 1919 la croix de la légion d’honneur décernée à "Cambrai, ville martyre".

Minette

Minette

Patrimoine

porte Notre-Dame à Cambrai

porte de Paris à Cambrai jadis

La citadelle. En 1543, Charles Quint fait démolir une importante abbaye de Cambrai : Saint-Géry au Mont des boeufs, afin de construire une citadelle selon les nouveaux principes de l'architecture bastionnée. Malgré son démantèlement à la fin du XIXème siècle, cette citadelle, exemple unique des forteresses de Charles Quint, présente encore les galeries de contre-mine permettant la surveillance des fossés, la porte royale au bossage rustique ornée d'un lion et un arsenal du XVIème siècle. Parmi les aménagements postérieurs sont conservés des logements pour officiers du XVIIIème siècle, des poudrières et une caserne à l'épreuve des bombes du XIXème siècle. La porte Notre-Dame, érigée en 1632 à l'entrée Nord de la ville, est remarquable par son aspect décoratif.

Le portail du palais Fénélon à Cambrai en 1901

La porte de Paris de 1399 qui avec la porte Notre-Dame de 1625 et les 3 tours des Sottes, du Caudron et des Arquets sont les seuls vestiges des puissantes remparts.

Le musée de la ville est installé dans le très bel hôtel de Francqueville du XVIIIème siècle et abrite les riches collections du Musée de Cambrai. Considérablement agrandi et rénové en 1994.

La Place Fénelon (lieu du 1er castrum romain), a été tracée sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale, splendide monument gothique dû à Villard de Honnécourt et démoli après la Révolution. Du palais archiépiscopal où vécut Fénelon ne subsiste que le portique d'entrée du XVIIème siècle.

La maison espagnole de Cambrai Ruines de Cambrai en 1919

La Maison Espagnole à pans de bois de 1595, à pignon sur rue couvert d'ardoises, est actuellement le siège de l’office de tourisme. Les sculptures en chêne, chimères et cariatides, qui ornaient sa façade au XIXème siècle sont exposées à l'intérieur, après avoir subi une sérieuse restauration. Ses caves médiévales ont été conservées. Elle est représentative de l'habitat privé du Moyen-Age et du XVIème siècle.

chapelle des jésuites à Cambrai intérieur chapelle des jésuites à Cambrai

La Chapelle du Grand séminaire ou chapelle des Jésuites est le plus beau monument baroque au nord de Paris, avec les effigies des trois martyrs jésuites japonais, Paul Miki, Jean de Goto et Jacques Kisai qui se trouvaient à Cambrai. Pour apercevoir leur effigie sculptée dans la pierre de la Chapelle des Jésuites, il faut lever les yeux, une fois au coeur de la nef vers les hauts-relief, réalisés à la gloire du Christ, de Marie des pères fondateurs de l'ordre des Jésuites : Saint-Ignace de Loyola et Saint François Xavier et de ces Saints Martyrs. Sa façade somptueuse, unique exemple de l'art baroque en France au Nord de Paris, fut achevée en 1692 et servit de prison au tribunal révolutionnaire voisin en 1794. Elle comporte dix colonnes de granit et de multiples sculptures. Elle a été classée Monument Historique le 30 avril 1920.

cathedrale Notre-Dame de Grâce à Cambrai

La Cathédrale Notre-Dame de Grâce (anciennement abbaye du St Sépulcre) achevée en 1703 dans le style classique de l'époque, a remplacé après la Révolution de 1789 l'admirable cathédrale gothique du XIIème siècle dont il ne reste aucune trace sur l'actuelle Place Fénelon. L'abside renferme le tombeau monumental de Fénelon sculpté par David d’Angers, un très beau buffet d’orgue, neuf grisailles réputées de Geeraerts d’Anvers et l’Icône de Notre-Dame de Grâce. Elle a été érigée en cathédrale après la Révolution. La tour date de 1876.

église Saint-Géry de Cambrai

L'église Saint Géry, ancienne abbatiale Saint-Aubert, est l'un des monuments historiques le plus ancien de Cambrai. Plusieurs fouilles archéologiques ont révélé les fils ténus mais réels qui la rattachent à l'époque gallo-romaine. Au Vème siècle, elle porte le nom de Saint-Pierre. Dagobert en fait une abbaye. Celle-ci traverse le millénaire dans la vie contemplative de ses religieux jusqu'à la bourrasque révolutionnaire. Une décennie plus tard, elle devient pour un temps, cathédrale et enfin église paroissiale Saint-Géry, évêque fondateur du diocèse de Cambrai. Elle est dominée par une tour de 76 m de hauteur et occupe le site d'un temple dédié à Jupiter Capitolin. La construction de l'édifice, d'un style classique très sobre, s'est poursuivie de 1698 à 1745, elle comprend notamment un chœur à déambulatoire et des chapelles rayonnantes, ce qui est relativement rare dans les églises de l'époque. Elle renferme un remarquable jubé, de 1632, en marbre polychrome, rouge et noir, sculpté par le cambrésien Jaspart Marsy de style baroque ainsi qu'une "Mise au tombeau" du peintre Rubens de 1616, commande du chapitre métropolitain, apportée à Cambrai par le maître lui-même. La chaire monumentale, édifiée en 1850, est l'œuvre d'artisans cambrésiens.
L’église Saint Géry abrite de très belles boiseries à médaillons contant l'histoire de Saint Augustin et celle de Saint Aubert.

chateau de Selles

Le Château de Selles, édifié selon un plan pentagonal, son emplacement permit de le faire profiter d'une possibilité d'inondation des fossés par les eaux de l'Escaut. Construit par le comte-évêque Nicolas de Fontaine au XIIIème siècle dans le but de contrôler l'Escaut et surveiller les révoltes de la population contre son autorité.
Son architecture est exceptionnelle, elle intègre, pour l'une des toutes premières fois en France, la présence de deux niveaux de galeries de circulation interne à l'intérieur des courtines. Un couloir utilisé comme prison dès la fin du XIVe siècle relie les tours et présente une collection magnifique de graffitis de prisonniers religieux, civils et militaires La forteresse fut partiellement arasée et emmottée au XVIème siècle. De nouveaux bâtiments furent construits.
D'abord prison, puis hôpital militaire, le château abrite depuis 1813 le palais de justice de Cambrai. Il a été classé Monument Historique le 21 septembre 1981.

hôtel de ville de Cambrai aujourd'hui hôtel de ville de Cambrai vers 1900

L'hôtel de ville. En 1364 à cet emplacement, les bourgeois de la ville édifient la maison de Paix après avoir reçu de l’évêque leur charte.
Cet édifice gothique, agrandi de deux ailes Renaissance, menace ruines, et en 1786 un hôtel de ville de style néo-grec le remplace sur les plans de l'architectes parisien Antoine.
Reconstruit à la fin du XIXème siècle, il sera incendié par les troupes allemandes en 1918 et restauré presque à l’identique.
La salle des mariages est décorée de fresques rappelant l’histoire de la ville et dans le bureau du Maire sont suspendues 3 très belles tapisseries du XVIII siècle de Baert.
L'Hôtel de Ville est surmonté par un campanile à colonnes et son horloge est entourée par deux géants maures Martin et Martine, protecteurs de la ville. Ils sonnent l’heure de midi chaque jour.

beffroi de l'hôtel de ville de Cambrai beffroi

Le beffroi, autrefois clocher de l'église Saint-Martin, est haut de 70 mètres, c'est le seul vestige de l'église du même nom.
Construit au XVème siècle, il devient beffroi de Cambrai en 1550.
Le beffroi est classé monument historique depuis 1965.
Il est aussi l'un des vingt-trois beffrois des régions Nord-Pas-de-Calais et de la Somme qui ont été inscrits, le 10 juillet 2005, à Durban (Afrique du Sud), au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Ces beffrois construits entre le XIème et le XVIIème siècle, illustrent les styles architecturaux Roman, Gothique, Renaissance et Baroque. Ils constituent des symboles hautement significatifs de la conquête des libertés civiques. A une époque où la plupart des villes italiennes, allemandes et anglaises s’attachaient surtout à construire des hôtels de ville, dans une partie de l’Europe nord-occidentale (en France, en Belgique et aux Pays-Bas), l’accent était mis sur l’édification de beffrois. A l’origine, le beffroi était érigé comme signe d’autonomie communale obtenue par charte, et en tant que symbole même des libertés.

Citons aussi autour de Cambrai :

Le Château d'Esnes, XVème et XVIIIème siècle. L'entrée principale est une merveille et une, très rare, tour angulaire. Le plan quadrangulaire environné de douves en eau, donne un aspect médiéval.

château d'Esne château d'Esne

A 12kms, aux Rues des Vignes, la magnifique Abbaye de Vaucelles fondée en 1132, par Saint Bernard lui-même. De cette Abbaye cistercienne, il reste la salle des moines et une remarquable salle capitulaire (la plus plus grande salle capitulaire cistercienne d'Europe).

Abbaye de Vaucelles Abbaye de vaucelles Abbaye de Vaucelles

Le musée de la dentelle à Caudry, installé au coeur de la ville, dans une fabrique de dentelle datant de 1898, il a conservé l'atmosphère d'un véritable atelier en fonctionnement.

Le musée Matisse au Cateau, créé par Henri Matisse de son vivant dans sa ville natale, il est installé dans l’ancien palais Fénelon depuis 1982.

musée de la dentelle de Caudry musée matisse à Cambrai

Le prieuré des Guillemins à Walincourt. Fondé au XIIIème siècle, transformé en maison d'éducation au XIXème siècle, ce prieuré présente une belle architecture classique.

Les villages (Flesquières, Ribécourt...) marqués par la terrible Bataille de Cambrai en 1917.

mémorial canadien de Bourlon

nécropole allemande de Cambrai

Les mémoriaux anglais de Louverval et canadiens de Bourlon.
L'attaque qui permit de franchir le canal du Nord est commémorée aujourd'hui par le Mémorial du bois de Bourlon, érigé sur un terrain donné par le comte de Franqueville, alors maire de Bourlon. Un grand bloc de pierre, élevé sur le sommet d'une colline et accessible par un escalier de pierres bordé de terrasses, porte l'inscription suivante: "Le 27 septembre 1918, l'armée canadienne franchit le canal du nord et conquit cette hauteur. Elle prit Cambrai, Denain, Valenciennes et Mons, puis avança jusqu'au Rhin avec les alliés victorieux". Des tilleuls centenaires forment une arche au-dessus de l'escalier. Ce sont les mêmes arbres qui étaient là à l'époque et qui ont été déchiquetés par les obus, mais qui sont redevenus robustes avec le temps.

Espaces verts

Le jardin public actuel date du XIXème siècle. Il porte sur une superficie de 22 hectares et est installé sur l'emplacement des anciennes fortifications qui ceinturaient la citadelle construite sous Charles-Quint. Il se divise en trois jardins distincts mais contigus :
le jardin "Batiste", aussi appelé jardin aux fleurs, a été créé entre 1862 et 1867. Son aménagement répond aux préoccupations hygiénistes préconisées par Napoléon III. Il est dessiné par le paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps et doit son nom à l’inventeur présumé de la batiste de Cambrai.
le Jardin "Monstrelet" abrite un des premiers kiosques à musique de France, construit par André de Baralle en 1867. Il abrite une statue d'Enguerrand de Monstrelet, chroniqueur du Moyen Âge qui fut prévôt de Cambrai;
le Jardin des Grottes, aux nombreux plans d’eau, est aménagé au début du siècle, après le démantelement des fortifications.
Ces jardins sont peuplés de sculptures de cambrésiens célèbres ou d’hôtes illustres de la ville et s’agrémentent aujourd'hui d’une aire de jeux qui permet de pratiquer le billon, jeu traditionnel où sont maniées de lourdes quilles de bois.

La légende de Martin Martine

carillon hôtel de ville de Cambrai

Il en existe deux versions, la première :
Martin et Martine commémoreraient l'exploit de deux géants : deux forgerons installées rue du Mail (rue de la Porte Notre-Dame aujourd'hui) qui, vers 1370, au temps de l'Evêque Robert, Comte de Genève, se trouvaient au nombre des bourgeois sortis nuitamment de la ville pour combattre le seigneur de Thun-Lévêque, accusé de rançonner tout le Cambrésis et de désoler la contrée. Au petit jour, la troupe surprenait la garnison de la forteresse qui était le refuge des bandits. Martin, qui n'était armé que d'un lourd maillet de fer, de même que sa femme Martine, s'élança l'un des premiers à l'assaut et se trouva face à face avec le chef des assiégés. D'un coup de massue, il étendit son adversaire à ses pieds. Le casque du seigneur ne se brisa pas car il était de bon acier, mais s'enfonça jusqu'au dessous des yeux du malheureux. Etourdi, aveugle, le seigneur de Thun ne put se relever et devint subitement fou : c'est l'origine du coup de marteau que reçoivent à midi sonnant, les profanes qui viennent admirer le mécanisme d'horlogerie adapté à Martin et Martine.
La seconde :
Leur histoire daterait de l'époque ou des Maures installés en Espagne auraient suivi Charles Quint venu mater une révolte des Brugeois. L'un d'eux, Hakem, s'était fixé à Cambrai. Il avait pour voisine une jolie flamande prénommée Martine... Le musulman et la chrétienne constatèrent un jour qu'ils s'aimaient, mais que leur union était impossible puisqu'ils ne voulaient ni l'un, ni l'autre abjurer leur religion. L'opinion publique s'émut de ces relations coupables et Hakem et Martine furent arrêtés et condamnés à être enfermés dans la tour de l'horloge ou ils devaient armés d'un lourd marteau, et sous la menace du fouet, sonner les heures jour et nuit. Sur l'intervention d'un vieux prêtre, ému par leur sort, le tribunal accepta de les libérer le jour où le prêtre aurait trouvé deux Maures pour les remplacer. Le prêtre se mit au travail et l'on vit un jour deux automates vêtus à l'orientale prendre la place des sonneurs et donner l'heure avec une précision étonnante. Fou de joie Hakem se convertit sur le champ et reçut au baptême le nom de Martin. Tout se termina bien entendu, par un mariage et Martin et Martine eurent beaucoup d'enfants.

Les bêtises, une savoureuse erreur !

betise de cambrai betises de cambrai

Vers 1830, Emile AFCHAIN, qui est alors apprenti confiseur chez ses parents, fait une erreur dans la fabrication des bonbons qui lui ont été demandés. Sa mère lui crie alors avec colère : "Ils sont ratés tes bonbons ! Tu as encore fait une bêtise !..." Mais les bonbons se vendent fort bien parce qu'ils sont rafraîchissants, digestifs et surtout vraiment très bons. On leur donne le nom de "Bêtises" et c'est ainsi qu'Emile AFCHAIN devint l'inventeur des Bêtises de Cambrai...
Ce bonbon, traditionnellement à la menthe, se décline aujourd’hui aux parfums de fruits ou de chocolat. Il forme, avec l’andouillette, l’une des deux spécialités gastronomiques de la ville.

Je me suis un peu "lâchée" sur Cambrai, mais avouez que la ville et son histoire le valait bien !

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Nous sortons de Cambrai, la route est droite, presque huit kilomètres et nous arrivons dans un petit village ...

ESTOURMEL

Carte de Cassini Estourmel

Berceau des familles CORBISET, DEFOSSEZ, MARGERIN. Allons voir mes ancêtres qui y ont résidé.

Présentation

419 estourmelois et estourmeloises lors du dernier recensement de 1999, pour une superficie de 5,45km2, soit 77 habitants/km2. En 1791, le village comptait 382 habitants dont 26 à Chantemel, en 1804, sous Napoléon 1er, 398 habitants, et en 1849, 701 habitants. A cette époque, on y trouvait trois moulins, une brasserie et on cultivait les céréales.
En 1780, on y dénombre : 22 Cultivateurs, 63 Manouvrier, 2 Tailleurs, 1 Maçon, 1 Meunier, 1 Tailleur de pierres, 1 Sabotier, 1 Cordonnier, 4 Mulquiniers (tissage du Mulquin), 3 Vendeurs de bière, 1 Cabaretier, 1 Instituteur, 2 Bergers, 1 Maréchal ferrant, 1 Maître laboureur, 1 Charpentier, 1 Garde champêtre, 2 Aubergistes, 6 Artisans (menuisiers, charrons...), 1 Clerc, 2 Conscrits, 4 infirmes. Sans oublier une cinquantaine de métiers à tisser.
Le village se situe à 5°08'59" de latitude Nord et 3°19'21" de longitude Est.
Il fait partie de la Communauté de Communes du Caudresis, comme le village suivant, Cattenières.

Le Hameau de Chantemel (jadis Chantemerle) était autrefois boisée et faisait partie de la commune de Cattenières. Par une délibération de 1791, les 26 habitants demandèrent a être réunis à Estourmel, ce qui l'auraient été depuis longtemps, si le curé de Cattenières ne s'y était opposé : il percevait la dîme sur ce terroir !

Un peu d'histoire

Estourmel est un site préhistorique occupé par les Romains. Des vestiges anciens ont été découverts : fonds de cabane gaulois, restes de villa gallo-romaine au Murier, nécropoles gallo-romaine et mérovingienne au hameau de Chantemel(1942), motte féodale et souterrains refuges sous l'emplacement de l'ancien château des XIIème et XIIIème siècles, Ce château fut cité en 1170 et démantelé en 1745. La restauration des vestiges du donjon et des soubassements est en cours.
En 486, Clovis donne le village à l'un de ses leudes. Dès 1024, et jusqu'à la Révolution, la seigneurie est la possession de la famille Creton d'Estourmel. L'un des membres de cette famille, Reimbold Creton, accompagne Godeffroy de Bouillon à la première Croisade et entre le premier dans Jérusalem, le 15 juillet 1099.

Château Suzanne

En 1473, Gilles Rembold Creton d'Estourmel est gouverneur pour le roi de France de la ville de Saint-Quentin. A sa mort le 19 juillet 1522, son fils Jean lui fait élever un tombeau, surmonté de son gisant et de celui de son épouse, Elayne de Noyelles, décédée le 17 octobre 1518.
Une inscription gravée dans la pierre se termine par ces mots "Prions Dieu pour leurs âmes". Un gantelet est sculpté aux côtés de Gilles, représenté en armes. Un lion se tient aux pieds du défunt. Elayne porte un chaperon et une cordelière et ses pieds s'appuient sur une levrette. Des armoiries parsèment les habits des deux époux dont les têtes sont séparées par un écu chargé d'une croix crételée, surmonté d'un casque.
Au cours de la Révolution, le tombeau est épargné grâce au marquis Louis d'Estourmel qui le cache dans une pièce d'eau adjacente au château de Susanne dans la Somme(château appartenant à la famille Valpergue qui l'a construit en 1619, puis à la famille d'Estourmel par mariage, et cédé en 1980).
Mme Elysabeth Terré-d'Estourmel, fille du marquis d'Estourmel a fait don des gisants à la commune.

Patrimoine

Ce petit village récèle de nombreuses richesses: des chapelles, une butte féodale, des rues pavées, un parc animalier...

l'église et la chapelle d'Estourmel

L'église Saint-Vulgan
En 1866, l'église détruite fait place à un nouveau sanctuaire. L'édifice, percé de fenêtres géminés, est orné d'arcades romanes et pourvu d'une tour haute de 41 mètres. Au dessus du portail, les colonnettes, le tympan et l'arcade sont en pierre de Creil. A l'intérieur, les voûtes de brique en berceaux sont séparées par des arcs doubleaux.

La chapelle funéraire Bricout
En 1850, à la demande de Madame Léocadie Bricout* pour son fils Casimir, l'architecte diocésain cambrésien André de Baralle réalise cette chapelle au cimetière d'Estourmel. Les arcs brisés des voussures et des baies, la délicatesses des pinacles, les trilobes et les quadrilobes, les chapiteaux à crochets et les choux fleuris font de cette chapelle un élément particulièrement représentatif de l'architecture néo-gothique, sorte de réplique miniature de la Sainte-Chapelle de Paris. Cete église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Elle fut bénie par Mgr René François Régnier, archevêque de Cambrai, en 1865.
*La branche BRICOUT de ma généalogie est essentiellement de Cattenières, mais il s'agit, très probablement, d'une branche cousine.

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Nous descendons 2 kilomètres vers le sud et nous nous retrouvons à ...

CATTENIERES

cattenières

Berceau des familles BARDOUX, BOUTMY, BRICOUT, BRUYERE, BUIRE ou BUIRON,
CAILLAU, CARDON, DASCOTTE, DE SOURMAIS, DEFOSSEZ, DESSE, DUEZ,
FIEVEZ, FORRIERE, GRANSARD, HEGO, HENNINOT, HOEST, HUTIN,
LAMAN, LASSELIN, LEDUC, LEROY, LESAGE, LENGLET, LEPRETRE,
RICHEZ, SAVARY, SEDENT, SEGARD, VAILLANT...
ouf, j'espère que je n'oublie personne !...
du début du XVIIème à la fin du XIXème siècle.
Allons voir ces ancêtres qui y ont vécu.

Présentation

674 habitants pour une superficie de 5,4 km2, le village compte 124 habitants/km2. Il est situé à 50°08'16" de latitude Nord et à 3°20'01" de longitude Est. Il appartient à la même communauté de communes que le village précédent, Estourmel.
Petite commune située entre Caudry et Cambrai, Cattenières tire son nom du mot latin "Castenaria" (lieu planté de châtaigniers). Au fil du temps, l'orthographe varie, on trouve successivement Kestenières (en 1080), Castineris (en 1133), Castenierez in Cameracesio (en 1343).

Patrimoine

le moulin de cattenières l'église de cattenières le moulin et l'église de cattenières

Le moulin. Il semble déjà établi à Cattenières au Moyen Âge. Un document de 1260, conservé aux archives départementales le mentionne. Le dernier meunier a cessé son activité au cours de la première guerre mondiale.

L'église Saint Martin. Le clocher actuel en pierres blanches date du XVIème siècle. L'accès au sommet de la tour se fait par un escalier en colimaçon de 66 marches.

Voilà nous avons fait le tour des villages du Cambresis
ou certains de mes ancêtres ont vu le jour, se sont mariés et sont enterrés...
où... tout simplement... ils ont vécu !

La promenade vous a plu ? N'hésitez pas à me laisser un message sur la page d'accueil.

Que voulez-vous faire ?

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