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La région Nord-Pas de Calais

Arras

Arras

Présentation

La région Nord-Pas-de-Calais est composée de deux départements, le Nord et le Pas-de-Calais. Jusqu’à la fin du XXème siècle, «Nord» désignait aussi bien la région que le département. La région faisait partie autrefois des Pays-Bas du sud et des Pays-Bas espagnols, et ne devint définitivement française qu'en 1713. Les provinces historiques composant le Nord-Pas-de-Calais sont, principalement, l'Artois, la Flandre et le Hainaut, désignations qui restent très courantes encore aujourd'hui. Cette région a été le berceau d'un développement industriel basé sur l'agriculture, la pêche intensive, le charbon, l'industrie métallurgique, les filatures et la carbochimie.

Depuis l'après-guerre, la région est confrontée à de graves difficultés structurelles et à une crise économique et sociale aiguë. Des trois grands secteurs de son économie : charbon, acier, textile, seul le dernier reste performant. Le secteur secondaire n'occupe plus que 33,8% de la population active. Son raccordement à l'Europe du Nord-Ouest lui permet toutefois de bénéficier des retombées économiques de la mise en service du tunnel sous la Manche et du TGV. Le chômage s'accroît en début 2004 pour arriver à 12,8% en mai, 3 points au-dessus de la moyenne nationale.
Le Nord-Pas-de-Calais compte dix agglomérations de plus de 50 000 habitants. Avec un taux d’urbanisation de 83%, c'est une région dense et fortement peuplée. C'est également la région la plus jeune de France métropolitaine, avec 36,5% de moins de 25 ans, mais elle occupe en revanche la dernière place pour le taux de mortalité, dû en partie à un taux d'alcoolisme parmi les plus élevés de France.

Les terrils

terril

terril

Difficile de parler de la région sans parler du petit bout de territoire façonné par les mines, aux pieds des collines. S'il concentre une forte population, l'ancien bassin minier n'occupe qu'une petite surface dans le Nord de la France, mais continue de forger une certaine image de la région : ses "noirs corons" et "tristes terrils" semblent occuper toute la région. A présent, le décor dans l'ancien bassin minier a bien changé.

terril

terril

Mais qu'est-ce qu'un terril ? Un amoncellement de roches stériles et de déchets qui, remontés avec le charbon, étaient triés en surface. Le charbon d’un côté, le reste était acheminé sur le terril. Les terrils plats sont les plus anciens. A l’époque, les berlines contenant les roches stériles étaient acheminées par des chevaux ou par des hommes, la pente ne devait pas être trop raide. Par la suite, l’urbanisation ne permettant plus de s’étaler et les techniques s’étant modernisées, les roches stériles étaient montés sur le terril par un système de treuil pour être déversés au sommet ce qui donnait une forme conique au terril.

La forêt

La surface enforestée a été estimée à 600 000 ha à l'époque romaine; elle est tombée à environ 60 000 ha au début du XIXème siècle, au profit des cultures. Cette région dispose du plus bas taux d'espace forestier par habitant en France. Les taux de boisement n'y étaient, en 2000, que de 8,8% contre 16,6 % en Picardie voisine.

Les paysages en images

Arras Arras Lille Dunkerque Dunes et oyats Gravelines Etang Boulonnais

Le département du Nord

La Sambre

Le département a été créé à la Révolution française en 1790, à partir des provinces de Flandre, de Hainaut et de Cambrésis, avec pour chef-lieu Douai. Il comportait alors huit districts : Avesnes, Bergues, Cambrai, Douai, Hazebrouck, Lille, Le Quesnoy et Valenciennes. En 1800 les districts devinrent des arrondissements et leur nombre fut ramené à six : Avesnes, Bergues, Cambrai, Cassel, Douai et Lille. En 1803 le chef-lieu du département fut déplacé de Douai à Lille. Plusieurs réorganisations intervinrent par la suite : la sous-préfecture de Bergues fut déplacée à Dunkerque en 1803, l'arrondissement de Valenciennes fut créé en 1824, la sous-préfecture de Cassel fut déplacée à Hazebrouck en 1857, et finalement l'arrondissement d'Hazebrouck fut supprimé en 1926.
Il est limitrophe de la Belgique et des départements du Pas-de-Calais, de l'Aisne et, sur quelques kilomètres, de la Somme.

Zuydcoote

Wissant

Il est bordé par la mer du Nord. Ses 35 kms de littoral comptent quelques stations balnéaires. Le bassin de la mer du Nord correspond au bassin minier. Plusieurs fleuves ou rivières le traversent, notamment l'Yser, la Lys, l'Escaut, la Scarpe et la Sambre. Le canal de la Deûle traverse Lille.
Malgré un passé minier et un climat humide qui nuisent à son image de marque, le Nord possède un potentiel touristique non négligeable, notamment grâce à son patrimoine architectural.

Attardons-nous sur une région de ce département...

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Le Cambresis

Médor

Cambrai

Bocage

Plateau

Située à l’Est de Cambrai et des collines de la Thiérache et de l'Avesnois et à l'ouest des collines de l'Artois, sur les pentes de la Vallée de la Selle le plateau cambrésien offre des paysages contrastés de doux vallons et de vastes étendues et se présente comme une plaine aux molles ondulations.
Ce pays de craie repose sur des couches de calcaire datant du crétacé, elles-mêmes recouvertes de lœss et de limons accumulés par les vents, qui rendent le sol très fertile. Le Cambrésis est une terre à blé et à betteraves. Le paysage d'openfield qui domine la plus grande partie du pays commence à céder la place, à l'est du Cateau-Cambrésis, au bocage.

Un peu d'Histoire

A l'époque gallo-romaine, le Cambrésis actuel faisait partie de la cité (civitas) des Nerviens, qui s'étendait sur toute la rive droite de l'Escaut et dont la capitale fut d'abord Bagacum ou Bavay, puis vers le milieu du IVe siècle Camaracum ou Cambrai.
L'évêché de Cambrai, installé au VIe siècle et qui se confondait avec la cité des Nerviens, fut divisé en six pagi ou «pays» : pagus Cameracensis (le Cambrésis), pagus Hainoensis (le Hainaut), pagus Fanomartensis (la région de Famars), pagus Templutensis (la région de Valenciennes), pagus Barchbatensis (le Brabant), pagus Antwertensis (la région d'Anvers). Le terme de Cambrésis est donc dérivé de pagus Cameracensis en latin, littéralement «le pays de Cambrai».
Au Moyen-Âge, par le traité de Verdun en 843, la rive droite de l'Escaut est attribuée à Lothaire Ier. Le Cambrésis sera ainsi terre d'Empire jusqu'à son rattachement à la France 8 siècles plus tard, en 1678. Le Cambrésis était un comté, dont le titulaire fut, à partir de 1007, Erluin, évêque de Cambrai. Le comté comportait 12 pairies ou terres nobles, créées par l'empereur Othon III en 983. Les pairs du Cambrésis étaient vassaux de l'évêque de Cambrai et siégeaient aux États du Cambrésis. Les douze pairies : Niergnies, Rumillies ou Rumilly, Prémont (aujourd'hui dans l'Aisne, arrondissement de Saint-Quentin), Audencourt, Marcoing, Cantaing, Blargnies ou Blaregnies (aujourd'hui faisant partie de la commune de Quévy, Province de Hainaut en Belgique), Courois (ou Cauroir), Esnes, Cuvillers, Monstrécourt ou Montrécourt, Bousies.
A l'époque moderne, après la prise de Cambrai par Louis XIV en 1677, le Cambrésis fut rattaché à la France par le Traité de Nimègue et incorporé à la généralité de Hainaut et de Cambrésis dont la capitale était Valenciennes.
Le Cambrésis devint l'un des 8 districts du département du Nord créé en 1790. En 1800 le district de Cambrai devint arrondissement.
Pendant la première guerre mondiale, le Cambrésis fut le théâtre de plusieurs batailles : la bataille du Cateau le 26 août 1914, la première bataille de Cambrai en 1917, où les «tanks» furent pour la première fois utilisés en masse, et la deuxième bataille de Cambrai en 1918, qui vit la libération de la ville par les Canadiens.

Le patrimoine religieux

Le Cambrésis a gardé peu d'édifices religieux datant du Moyen-Âge, à l'exception de l'Abbaye de Vaucelles, de style roman cistercien, et de la chapelle Vaucelette du refuge de cette même Abbaye à Cambrai, qui fut construite au XIIIe siècle sur le modèle de la salle capitulaire de l'abbaye, à un quart de la surface.
L'ancienne cathédrale de Cambrai, «merveille des Pays-Bas», a été détruite ainsi que de nombreuses autres églises de Cambrai pendant la Révolution française.

Montrécourt

Le Cambrésis a conservé quelques églises en partie fortifiées : Montrécourt, Boussières-en-Cambrésis, Audencourt (aujourdh'hui fusionnée avec Caudry) et Pommereuil. Certaines églises conservent des éléments datant du XIe au XVIe siècles : Carnières, Villers-Outréaux, Élincourt, Montay et Bermerain, et quelques beaux exemples d'architecture religieuse des XVIIe et XVIIIe siècles, à Cambrai, la Cathédrale Notre-Dame de Grâce, l'église Saint-Géry, la Chapelle dite «des Jésuites» et, au Cateau-Cambrésis, l'église Saint-Martin. Enfin les églises datant de la reconstruction d'après la Première guerre mondiale sont nombreuses, surtout au sud-ouest de Cambrai, lieu de la bataille de Cambrai de 1917. Certaines sont l'œuvre de Pierre Leprince-Ringuet : à Villers-Plouich, Masnières et Flesquières.

Le patrimoine militaire

Ligny

Cambrai a gardé quelques vestiges de ses remparts, démantelés à la fin du XIXe siècle : les tours des Sottes, du Caudron et des Arquets, ancienne porte d'eau sur l'Escaut, ainsi que la porte Notre-Dame, datant de 1622-1623, et la porte de Paris datant du XIVe siècle. La porte Saint-Ladre est invisible car enfouie sous le jardin public. Le château de Selles, construit sur l'Escaut par les comtes-évêques de Cambrai, abrite aujourd'hui le palais de justice. Il présente aussi un rare ensemble de grafitti laissés par des prisonniers militaires ou civils.
Le Cateau-Cambrésis a également gardé une partie de ses remparts, détruits en 1642 sur l'ordre de Richelieu.
Quelques éléments de châteaux subsistent dans le Cambrésis, à Ligny-en-Cambrésis, Haucourt-en-Cambrésis et Busigny, mais surtout à Esnes où le château, qui gardait jusqu'en 1678 la frontière entre la France et l'Empire germanique, a conservé une tour crénelée, deux tours rondes encadrant le porche, et une partie de son chemin de ronde.
Enfin, les cimetières militaires de la Première guerre mondiale sont nombreux sur tout le territoire du Cambrésis, qui se trouvait sur la Ligne Hindenburg. Il reste également quelques vestiges : blockhaus de Bantouzelle, casemates de Noyelles-sur-Escaut ou tank de Flesquières.

Les personnalités nés dans le Cambrésis

Citons :
Villard de Honnecourt (vers 1200-?), maître d'œuvre, à Honnecourt-sur-Escaut
Enguerrand de Monstrelet (vers 1390 - mort à Cambrai en 1453), auteur des Chroniques de Monstrelet
Guillaume Dufay (peut-être né à Cambrai vers 1400 - mort à Cambrai en 1474), compositeur
François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 - mort à Cambrai en 1715), nommé archevêque de Cambrai en 1695
Guillaume Dubois (1656-1723), archevêque de Cambrai, cardinal et principal ministre de Philippe d'Orléans
Charles François Dumouriez (1739-1823), militaire et homme politique sous la Révolution française à Cambrai
Adolphe Édouard Casimir Joseph Mortier (1768-1835), duc de Trévise, Maréchal d'Empire, au Cateau-Cambrésis
Henri Matisse (1869-1954), peintre, au Cateau-Cambrésis
Louis Blériot (1872-1936), industriel et pilote, à Dehéries
Auguste Herbin (1882-1960), peintre, à Quiévy
Wilfred Owen, officier et poète anglais, né en 1893, tué le 4 novembre 1918 à Ors près du Cateau-Cambrésis
Henri de Lubac (1896-1991), théologien catholique et prélat, à Cambrai
Édouard Depreux (1898-1981), homme politique français, à Viesly
Pierre Nord (1900-1985), résistant et écrivain, au Cateau-Cambrésis
René Dumont (1904-2001), ingénieur agronome, sociologue et fondateur de l'écologie politique, à Cambrai
Pierre Mauroy (né en 1928 à Cartignies), homme politique français, Premier ministre de 1981 à 1984, a étudié aux lycées de Cambrai et du Cateau-Cambrésis
Maurice Godelier (né en 1934 à Cambrai), anthropologue.

Minette

Mes ancêtres BARDOUX, BLAS, BOUTMY, BRICOUT, BRULANT, BRUYERE, BUIRE, BURY, CAILLAU, CARDON, CARREZ, CORBIZET, COURTECUISSE, DASCOTTE, DE SOURMAIS, DEFOSSEZ, DESSE, DUEZ, DUFOUR, FORRIERE, GAUTHIER, GODET, GRANSARD, HAUETZ, HEGO, HENNINOT, HERLEM, HOËST, HUTIN, LASSELIN, LEDUC, LENGRAND, LEROY, LESAGE, MAIRESSE, MAISON, MARGERIN, PORTESTEULLE, PRETRE, RICHEZ, SEDENT, SEGARD, SENEZ, VAILLANT, VALLEE... ont vécu dans ce département du Nord, dans les villes et villages de Cambrai, Saint-Hilaire-les-Cambrai, Cattenières, Estourmel, Cagnoncles, Ligny-en-Cambrésis... et bien d'autres encore.
J'ai retrouvé la trace de beaucoup d'entre eux grâce à mes cousins généalogiques Jérôme et Yves, qui se reconnaîtront, et je les remercie encore.

Vous êtes toujours là ?..... nous partons pour Cambrai, Cattenières et Estourmel...

Que voulez-vous faire ?

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