Héricourt en Caux

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Héricourt-en-Caux

Aucune branche de mon arbre généalogique ne semble avoir pris racine dans ce village, pourtant lieu de passage incontournable, il est très lié à notre histoire : c'est le village le plus proche d'Ancourteville, là où il y a les commerces, les restaurants, la poste, le notaire...

Niché aux sources de la Durdent, entre Yvetôt et Cany-Barville, le village est dominé par l'imposante église Saint-Denis.
La commune a été formée en 1858 par la fusion des deux anciennes paroisses de Saint-Denis-d'Héricourt (cité en 1030) et de Saint-Riquier dont elle garde le souvenir de sa charmante chapelle du XIème siècle. L'église Saint-Denis actuelle date du XIXème siècle et ses fonts baptismaux sont du XIIIème siècle, sa crypte est taillée dans le roc et voûtée d'arêtes.
Le territoire compte également le château de Boscol (XVIème-XVIIIème siècle) avec son imposante allée de hêtres d'un kilomètre, sa chapelle est du XVIème siècle, le colombier du Petit Veauville, la chapelle Saint-Gilles rebâtie en 1766, une croix de pierre au cimetière date du XVIème siècle, une crypte dont le pélerinage a perduré jusqu'en 1969 et la fontaine Saint-Mellon qui borde la route de la pittoresque vallée de la Durdent. Cette source doit son nom au premier évêque de Rouen, mort à Héricourt en 311 où il fut inhumé avant que ses reliques ne soient transférées à Rouen.
Le bourg a vécu longtemps au rythme de ses dix moulins à eau et son écluse. Il reste encore la belle roue du moulin de Quetteville et son écluse.

Héricourt-en-Caux fait partie, comme 20 autres communes rurales, de la communauté de communes "Plateau de Caux-Fleur de Lin" créée le 31 décembre 2001.

colombier moulin chapelle chapelle

Présence gallo-romaine : la localité de Gravinum figurant sur la Table de Peutinger (300 après JC) serait le hameau de Gréaume. Des sépultures franques ont été mises à jour en 1853 et 1857, d'importants vestiges antiques ont été fouillés près de la fontaine Saint-Mellon en 1868 et des constructions romaines ont été identifiées au tertre de Saint-Mellon ainsi qu'une motte près de Saint-Riquier.

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Ne partez pas... La promenade était agréable non ?
Maintenant, nous traversons la Durdent, nous passons devant la chapelle
et amorçons notre montée vers le village de mes ancêtres... attention, la côte est raide !

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Ancourteville sur Héricourt-en-Caux

Le village

Dure la montée ?... Je vous avais prévenu !... et par temps de neige, j'vous dis pas !
Berceau de toute une partie de ma famille maternelle, mes ancêtres TROTEL, LE MONNIER et LE MERCIER en sont originaires. Allons voir ceux qui y ont vécu.

La maison de ma grand-mère

Nous sommes encore très attachés à ce village où maman et son frère Pierre passèrent leur enfance à quelques pas de leurs arrières grands-parents, Alexandre et Vénérande LEMONNIER.
Pour mes frères et soeur et moi-même, ce sont avant tout les souvenirs d'enfance, les vacances passées dans la petite maison que mémé Madeleine possède, avec son époux Auguste, depuis la fin de la guerre, des ami(e)s du village qui, durant une période, ont partagés nos jeux. Ces amis que l'on ne revoit plus qu'à de rares occasions (actuellement ce sont surtout aux enterrements). C'est aussi le souvenir des petits plats de mémé Madeleine, son boeuf bourguignon, ses confitures, son gâteau de riz, ses tartes... et aussi le cidre et le calva du "pé" Fernand, qu'il nous remet solennellement avant notre retour vers Paris, dans d'anciennes bouteilles de bière ou de Martini soigneusement enroulée dans du papier journal ! Que de bons souvenirs et que c'est loin déjà !

Maison Oncle Pierrot

Ma soeur Monique et son époux Ermanno font construire en 1972, sur le terrain mitoyen, une maison qu'ils revendront une quinzaine d'années plus tard et achètent le bout de la maison de notre oncle où logent notre cousin et son épouse Fernand et Madeleine QUAISSE.
Notre oncle, Pierre et son épouse Oulita, achètent la maison voisine où ils s'installent à l'âge de la retraite, rejoints quelques temps après par nos parents, Maurice et Marcelle, qui font construire dans le lotissement communal du Franc-Bosc et où ils vivent de 1979 à 1992, date à laquelle la maison est vendue. Puis, mon frère Alain et sa compagne Sylvie, rachètent les maisons de notre oncle et de notre grand-mère... et le cycle continu : ce sont nos enfants à présent qui y passent leurs congés ! Quelques cousins éloignés y demeurent encore et de nombreux ancêtres reposent dans le cimetière au pied de l'église.

Mais, commençons par le commencement, je vais vous présenter le village :

Les quartiers

Situé à 125 mètres d'altitude, au-dessus d'Héricourt-en-Caux, Ancourteville s'étend sur une superficie de 350 hectares et compte aujourd'hui 218 habitants (soit 62,3 hab/km2)... il en comptait 778 en 1875 !
Il se compose de huit "quartiers" (ou lieudits): la Côte Saint-Laurent (par où nous sommes arrivés d'Héricourt), le Mont Hélin, la Fosse Clochon, le Câtelet, la Croix Beaunay, la Passée, les Petites Cours, le Franc-Bosc.
On trouve la première mention d'Ancourteville vers l'an 1024. Il s'agissait alors d'une petite communauté autour d'un domaine ayant pour nom Anschertivilla, (nom d'origine scandinave signifiant le domaine d'Anquetil). Fief de la châtellerie de Cleuville et d'Estoutteville, Ancourteville fut cédée par charte de Henri 1er, Roi de France entre 1031 et 1060, aux religieux de Longueville.

Au XIIème siècle, deux zones sont attestées : le centre bourg, avec l'église Sainte-Marie et le clos paroissial, et le hameau du Catelet où il y avait probablement dès 1223 une maison forte.

Le village est aujourd'hui encore structuré par de nombreux « fossés » (talus plantés d’arbres de haut jet), formant brise-vent autour des fermes et témoins du paysage traditionnel du Pays de Caux. Plusieurs maisons cauchoises en colombages et parfois coiffées de chaume sont remarquables, tout comme quelques habitations de briques, silex et pierre dont un petit manoir, le Catelet.

Mairie et église

L’église Sainte-Marie a été rebâtie au XVIIIème siècle en 3 étapes : la nef en 1736, le chœur en 1739 et le clocher en 1758. D’abord central, ce dernier s’était écroulé le 29 mars 1758. Un pan du mur sud du XVIIème subsiste et porte un beau cadran solaire.
L’école, à l'origine classe unique, est organisée depuis 1973, en regroupement pédagogique intercommunal avec les communes de Cleuville, Beuzeville la Guérard et Sommesnil.

Ancourteville, comme Cliponville et Alvimare où nous irons ensuite, fait partie des 22 communes de la communauté de communes "Coeur de Caux" créée le 1er janvier 2000.

Nous quittons Ancourteville et descendons trois kilomètres plus au sud...

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Cliponville

L'église

La famille LE MONNIER résidait dans ce village de Cliponville au début du XIXème siècle avant de s'implanter à Ancourteville, elle arrivait de Grainville-la-Teinturière où nous irons ensuite.
Allons voir ces ancêtres qui y ont résidé.

Aujourd'hui, Cliponville est un village de même importance qu'Ancourteville avec 235 habitants, pour une superficie de 7.28km2 (soit 32habitants au km2).

A l'époque Gallo-romaine, Cliponville est traversée par la voie qui relie Lillebonne à Dieppe. Deux hameaux portent encore le nom de "chaussée" : la Chaussée Saint-Pierre et la Chaussée d'Ancourteville.
Au Moyen-Age, c'est un fief seigneurial nommé "Les Bordes" qui dépend de la Baronnie de Cleuville.
Au XIIème siècle, il appartient à l'Archevêque de Rouen qui y a droit de justice.
En 1425, le Curé de Cliponville obtient du Roi Henri V d'Angleterre la seigneurie du lieu au préjudice de l'Archevêque.

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En 1503, le fief appartient au Comte de Tancarville.
Dès 1650, Cliponville est entre les mains d'une famille de très ancienne noblesse, les Deschamps de Bois Hébert, qui descendent de Gilles Deschamps, Evêque de Coutances de 1408 à 1413. A la Révolution, Antoine Adrien, Joseph Deschamps de Bois Hébert, chevalier, seigneur de Bois Hébert et haut justicier, est patron de Cliponville. En 1816, son fils, François Adrien Deschamps de Bois Hébert décède au château de Cliponville, né en 1748, il était chevalier, seigneur de Bois Hébert, capitaine de Cavalerie au Royal Etranger.
La Révolution détruit deux chapelles fondées par les sires de Normanville : celle de Saint-Nicolas, peut-être antérieures au XIVème siècle, et celle de Notre Dame des Devises. Le patronage de cette dernière donne lieu, en 1320, à un procès entre Guillaume Louvel, sire de Normanville, et Guillaume de Durfort, Archevêque de Rouen.
Il y aurait eu également une chapelle au hameau de Rucquemare, réunie à l'hôpital de Grainville au début du XVIIIème siècle.
A voir : l’église Saint Martin (XIIème/XVIIème siècles), le calvaire des Devises (XVIIème/XVIIIème siècles, la ferme de Rucquemare (XVIIème/XIXème siècles), le colombier de Rucquemare (XVIIème siècle), les vestiges du château (XVIIIème siècle), le Manoir «le Haguet» (XVIIIème siècle).

Dirigeons-nous maintenant vers l'extrême sud de la communauté de communes...

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Alvimare

L'église

Ce sont les familles BUQUET et LEPILLIER qui en sont originaires au début du XIXème siècle.
Allons voir ces ancêtres qui y ont résidé.

Alvimare, autrefois "halivi-mara" (marais d'Aldalwinus), est une commune située sur la voie romaine reliant Lillebonne à Grainville, ce village est alors défendu par une motte féodale. Deux édifices sur le territoire de la commune sont classés aux Monuments Historiques. Il s'agit de la chapelle et des croix des Blanques.

L'ancienne chapelle des Blanques ou Chapelle de Bellengues dite encore Chapelle Sainte-Anne

Chapelle des Blanques

Chapelle des Blanques

Dès le XIème siècle, il semble qu'une fortification marquait en ces lieux la puissance de la famille Bellenghel. La chapelle tient son nom de cette famille. Il ne reste de cette époque qu'une motte féodale entourée d'une mare, et peut-être des vestiges de douves.
En 1457, Pierre marquis de Crespin de Mauny rend aveu de domaine et devient le seigneur de Bellengues.
En 1503, Jean Cramprond de Loré, seigneur de Gisors et époux de Marie de Mauny, rend aveu en son nom pour Bellengues et Caumare. Marie de Mauny fait édifier vers 1518 cette chapelle, dans la cour de l'ancien manoir, dédiée tout d'abord à Sainte Barbe, puis à sainte Anne.
En 1537, Marie de Mauny décède sans descendance, le domaine passe alors à la famille Poullain de la Choletière, originaire du perche.

Chapelle des Blanques

En 1642, Hélène Poullain, arrière petite-fille de l'héritier fait probablement construire le narthex (vestibule de l'église, partie qui soutient le clocher et l'entrée), et place une épitaphe dans le choeur qui rappelle la généalogie des seigneurs des Blanques. Elle place aussi les armoiries des familles dont elle est issue sur une litre funéraire. La bande noire est encore visible dans le narthex avec des traces d'armoiries d'un marquisat.
Cette chapelle en bois, sauf une première assise réalisée en maçonnerie, est unique dans le département. Elle est à présent privée et vient d'être restaurée. Une messe y a lieu chaque année le dernier week-end de juillet. Elle a été classée monument historique le 27 décembre 1974 et contient de jolies statues de Saint Barbe et de Sainte Anne.

Les croix des Blanques

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La légende sur ces deux croix (dont une est classée), implantées de part et d'autre de la route de la Chapelle, tout près du domaine des Blanques, raconte qu'elles ont été élevées à la suite d'un duel entre un Sire d'Auzouville et un Sire d'Auzebosc pour l'amour de la fille du seigneur de Mauny. Ils se sont battus si férocement que tous deux sont morts et enterrés sur place face à face. La demoiselle fit alors élever ces deux croix en mémoire de ses prétendants malheureux. La plus grande et la plus belle rappelle le souvenir de celui qu'elle préférait. En réalité, ces deux croix indiqueraient, de part et d'autre de la route les limites de deux paroisses ou domaines. La plus grande est la plus ancienne, le pied date du XIVème ou du XVème siècle.

L'église Saint-Pierre est de style roman primitif, elle en remplace l'ancienne église du XIIIème siècle et conserve un baptistère de cette époque. Des travaux ont été effectués durant ces trente dernières années, et la cloche, compte-tenu de la fragilité du clocher a été installée à l'extérieur, près de l'église.

Nous quittons cette communauté de communes pour celle de la Côte d'Albâtre,
et remontons vers la côte...

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Grainville-la-Teinturière

Le village

Les familles LE MONNIER (avant de s'installer à Cliponville puis à Ancourteville) et TELLIER en sont originaires au début du XVIIIème siècle. Allons voir ces ancêtres.

C'est un petit village de mille habitants, niché au coeur de la vallée de la Durdent, à 15 kilomètres des rivages de la Manche, et situé à une vingtaine de kilomètres de Fécamp, Saint Valery en Caux et Yvetot.
C'est un village très ancien ainsi qu’en témoignent l’existence de lieux de culte gaulois christianisés. Trois voies romaines traversent Grainville, mais on ne peut pas en faire le « Gravinum » de l’antiquité, car Gréaume (Héricourt), où ont été découvertes deux villas romaines, semble mieux convenir à la localisation de ce site.
Le nom de Grainville pourrait avoir une origine viking et signifierait «le domaine de Grim». Le premier document qui le mentionne date des environs de 1060.
C’est en 1283 que la mention de « Tinctuaria » (la Teinturière) apparaît pour la première fois. C’est sans doute une allusion à une industrie de la teinturerie dont rien ne subsiste.
Les brasseries de Grainville eurent aussi une certaine importance puisqu'en 1364 la bière de Grainville se vendait jusqu'à Eu.

Avant le XIIIème siècle existait à Grainville la léproserie Saint Jacques, près du « bois malade ».
En 1362, nait Jean de Béthencourt, c’est sans doute à cette époque qu’est bâtie la maison à colombages aux trois statues de la route de Cany (Saint Pierre, François 1er et la vierge) et la ferme de la justice qui était le siège d’une sergenterie où l’on rendait la justice.
En 1695, Louis XIV rattache onze léproseries à l’hôpital de Grainville fondé en 1693 par Pierre de Becdelièvre, seigneur de Cany et de Grainville. Ce dernier fait élever les bâtiments, les meuble richement et y installe des religieux de la Charité fondé par Saint Jean de Dieu. Pierre de Becdelièvre meurt en 1726 et est inhumé dans la chapelle de l’établissement (aujourd’hui maison de retraite).

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Le château de Grainville a probablement été construit par Jean de Grainville qui a pris part à la première croisade en 1098. C'était un château en bois. Un château en pierre le remplace vers 1250-1300. Ses remparts sont détruits en 1365 sur ordre du roi de France afin que le château ne puisse pas être utilisé par ses ennemis.
En 1387, Jean de Béthencourt obtient du roi l'autorisation de reconstruire.
En 1425, le château devient la propriété de la famille de Rouville (Guillaume 1410/1492, fils de Pierre Gougeul, seigneur de Rouville et de Aldonce de Braquemont, dame de Grainville, épouse Louise Malet de Graville avec qui il aura 2 enfants, Louis, seigneur de Rouville et Marguerite).
Il est détruit vers 1580, pendant les guerres de religion.
Il reste aujourd'hui la motte féodale d’origine, sur laquelle se trouve un colombier construit probablement au 18ème siècle en même temps que les bâtiments ruraux qui occupent le site.

L'église Notre Dame de l'Assomption. La première église de Grainville, ainsi que celle de Mautheville, datent de la fin du XIème siècle. L'église de Grainville est embellie voire reconstruite à l’époque de Saint Louis.
Au XVIème siècle, la base de la tour du clocher de l’église est construite .
Vers 1700, Pierre de Becdelièvre et son frère, Thomas-Charles, font construire l’imposante église actuelle.

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En 1828, la commune de Mautheville est rattachée à Grainville. En 1830, l’église Saint-Victor de Mautheville est démolie en raison de sa vétusté.
Depuis le percement de la route d’Yvetot en 1842, le cimetière n’entoure plus l’église. Il est transféré en 1844 à son emplacement actuel.
Quant au clocher de l’église, resté inachevé depuis la Renaissance, il est terminé en 1875.
A l'intérieur de l'église, on peut observer une plaque de marbre érigée par l'abbé Cochet en 1851 :

Buste

"Jeune encore, j'avais visité en pèlerin du passé, le village de Grainville, et j'avais salué avec émotion le vieux tertre couvert de murs et entouré de roseaux qui fut autrefois la demeure du grand homme. De tout son palais royal, il ne restait plus qu'une vieille porte couverte de lierres (...). Dans l'église, je cherchai avec empressement, le nom du héros dont le souvenir avait guidé mes pas : je fus triste de n'y pas trouver un seul mot, une seule pierre qui me parlât de lui. (...) Je résolus, dès lors, de travailler à la réhabilitation de cette grande mémoire et j'ai été assez heureux pour réaliser cette pensée. J'ai pu faire confectionner par Caulier, sculpteur à Dieppe, une inscription commémorative, surmontée des armes de Béthencourt. Une table de marbre noir, encadrée dans une sculpture de pierre, porte, gravée en lettres d'or : A la mémoire de Jehan de Béthencourt navigateur célèbre et roi des Canaries inhumé dans le choeur de cette église en 1425 - Priez Dieu pour lui".
A Grainville, on prie saint Nicolas pour la guérison des maladies nerveuses. On invoque saint Méen, guérisseur de la lèpre, de la gale, puis de la syphilis. Dans la chapelle Sainte-Clotilde, on invoque la sainte pour la guérison des anémies et autres maladies infantiles.
Jean de Béthencourt repose sous une dalle à l'entrée du choeur. En réalité, l'emplacement précis n'est pas connu car il n'existe plus de traces de l'ancienne église gothique, mais c'est en tout état de cause quelque part sous le dallage de l'église que repose le conquérant des Canaries. Son buste en bronze, réalisé par Jean Marc de Pas, sculpteur à Bois-Guilbert, est visible à l'intérieur de l'église.

Un moulin

Grainville-la-Teinturière

Les moulins
Jean de Béthencourt mentionne au Moyen-Âge l'existence de moulins à Grainville la Teinturière. Au début du XXème siècle, il était encore possible de recenser une dizaine de moulins.

De 1861 à 1864, la mairie école est construite avec beaucoup de difficultés financières.

Grainville-la-Teinturière est jumelée avec les villes de Teguise et de Betancuria respectivement situées sur les îles de Lanzarote et de Fuerteventura (îles Canaries). Comme Saint-Martin-aux-Buneaux, elle fait partie des 38 communes de la communauté de communes de "La Côte d'Albâtre" née le 1er janvier 2002 de la transformation du District de Paluel.

La foire La procession

La foire de la chandeleur
C'est la première foire aux bestiaux de l'année dans la région et l'une des plus fréquentée.

La procession blanche
Depuis 1610, elle se déroule chaque année, le troisième dimanche de juillet, en souvenir de la fin miraculeuse d’une épidémie de peste à Grainville.

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Saint-Martin-aux-Buneaux

St Martin aux Buneaux

Ce dernier village clôture notre promenade en Pays de Caux, nous sommes en bord de mer.
Les familles DAVOURIE, THAUVEL, TALBOT, HEDOUIN et SAINT RIQUIER en sont originaires. Allons voir ces ancêtres qui y ont résidé à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècle.

Présentation

Une famille seigneuriale, puissante sous les capétiens, donna son nom à ce village, placé sous la protection du grand Saint Martin : les BUNEL ou BURNEL ou BUNEAUX possédèrent cette terre. Aussi dit-on en désignant cette terre seigneuriale : St Martin aux Bunel ou aux Buneaux. Au temps de Philippe Auguste, le seigneur patron de l'église s'appelait encore Luc BURNEL.

Le manoir Les falaises L'église Rue de l'église

La population

Sous Saint Louis, la population se composait de 100 familles environ et sous Louis XV on compta 350 feux. En 1820, l'annuaire de la Seine Inférieure dénombrait 1500 âmes. En 1866 il y avait 1433 habitants. Actuellement environ 500 personnes résident dans cette commune dont un certain nombre composé de résidents secondaires. La population devait être très importante au temps de François 1er, car ce fut à cette époque que fut construite l'église.
Le recensement de 1866 (sous le second empire) concernait 1433 habitants (dont 3 aveugles et 2 sourds-muets) fait état de 369 ménages vivant dans 301 maisons, 3 membres du clergé, 1 garde champêtre, 19 rentiers, 403 agriculteurs, 308 pêcheurs, 178 chevaux et 353 bovins. Il y avait des cafetiers, des restaurateurs, des boulangers, des bouchers, des épiciers, des sabotiers, des cordonniers, des couturières, des tailleurs, des menuisiers, des charpentiers, des carrossiers, des charrons et 22 mendiants.

L'église

C'est l'une des plus vaste de la contrée. Elle se compose de deux larges nefs presque égales. La plus ancienne nef se reconnaît au tuf roman sur le pignon de l'ouest et aux contreforts du XIIIème siècle qui soutiennent le chœur. Dans cette partie, les fenêtres ont été élargies au temps de Louis XVI et le mur date de celui de Louis XIV. Cette grande nef communique avec l'allée du nord, par un rang d'arcades cintrées de la fin du XVIème siècle.
Au XIIIème siècle on reconstruisit une des nefs en y laissant quelques traces du XIème... Au côté nord, le XVIème siècle a ajouté la seconde nef. Le vaisseau, tout en grès avait été richement vitré en couleur par le talent des artistes et la générosité des seigneurs et des paroissiens. Le vent et les révolutions ont détruit ces magnifiques verrières, dont il ne reste que quelques fragments. Nous citerons parmi les morceaux échappés aux tempêtes, un Saint Martin, les Hébreux dans le désert dansant autour du veau d'or, Moïse exaltant le serpent d'airain et le sacrifice d'Abraham. Ce dernier surtout est très mutilé.
Le XVIème siècle amena des compléments, on planta la croix de grès du cimetière, et le baptistère de pierre avec son pied orné d'anges sculptés fut renouvelé dans le style de la Renaissance.
A remarquer également, une Assomption datant du XVIIème siècle ainsi qu'une contretable en bois, d'environ 1700. C'est une des plus gigantesque de cette époque.

"Petites Dalles" et "Grandes Dalles"

Le hameau des Petites Dalles se trouve coupé en deux par la rue principale, une partie est sur Saint Martin aux Buneaux, l'autre sur Sassetôt le Mauconduit.
On y a trouvé des débris de vases gaulois et romains et un cimetière franc a été exploré en 1864 par Monsieur l'abbé Cochet, il a été trouvé 15 sépultures avec des vases, des armes et autres objets, notamment un éperon en bronze.
De nombreux belges y ont été réfugiés, et notamment une colonie d'enfants, durant la première guerre mondiale. Le gouvernement belge était alors réfugié au Havre.

Médor

La falaise

Petites Dalles par Claude Monet

Petites Dalles

Une arche taillée par la nature dans la falaise du rivage, s'ouvre sur la mer. La hauteur des falaises est d’environ 80/90 mètres.
En 1386, un navire anglais fait naufrage sur la côte, son équipage, composé de 11 hommes, demeure prisonnier de Pierre du Val, écuyer. Le navire fut probablement adjugé à l'Abbaye de Fécamp, qui la même année "possédait 36 anglais et leur navire, naufragés devant Veulettes"...

Claude Monet vient pour la première fois aux Petites-Dalles, pendant une quinzaine de jours, en septembre 1880. Il y revient ensuite régulièrement pendant 7 ans, de 1881 à 1886. Il descend à chaque fois chez son frère Léon qui y habite une villa dont il a acheté le terrain en 1875.

Nous avons fait le tour des villages normands
ou certains de mes ancêtres ont vu le jour, se sont mariés et sont enterrés...
où... tout simplement... ils ont vécu !
Ces villages normands chers à mon coeur !

La promenade vous a plu ? N'hésitez pas à me laisser un message sur la page d'accueil.

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