Le Pays de Caux

Paysage du Pays de Caux

Sous la neige

carte Pays de Caux

mouette

mouette

Présentation

C'est un plateau crayeux de Haute-Normandie à la surface ondulée et découpée par des vallées plus ou moins échancrées. Le limon fertile recouvre une grande partie de ce plateau, mais il subit l’érosion éolienne. Les paysages sont d’aspect tabulaire et marqué par l’openfield (champs ouverts) nécessité par la mécanisation agricole. La spécificité du Pays de Caux est le clos-masure (ou cour-masure) qui est un espace entouré de haies vives servant de rideau brise-vent. Les arbres sont plantés sur un talus et sont en général des hêtres ou des chênes, de nos jours le peuplier est utilisé pour sa rapide croissance. Abritée par cette haie qui crée un microclimat, une cour complantée de pommiers permet la production du cidre et la protection du jeune bétail. On trouve aussi les bâtiments d’exploitation et d’habitation (ferme).

Vieille ferme normande avatar Verger

L’évolution des modes de vie conduit à un arrachage ou un manque d’entretien des haies, ce qui accélère l’érosion des sols. Ayant un rôle de brise-vent, les talus plantés également freinent l’écoulement des eaux de pluie. Avec la croissance démographique du XVIIIe siècle, les cours-masures ont fini par former des hameaux, eux-mêmes entourés de haies.
Le littoral, quant à lui, est constitué de falaises de craie plus ou moins hautes. Les plus célèbres sont celles d’Étretat. Leur couleur blanche explique la désignation « Côte d'Albâtre » pour cette partie de la Normandie. Cette falaise recule plus ou moins rapidement en fonction de l’érosion marine. Les plages sont tapissées de galets, détachés de la falaise et polis par la mer. Ces galets ont néanmoins tendance à migrer et le sable peut affleurer à certains endroits. Les falaises sont touchées par l’érosion : le littoral de la Seine-Maritime recule de 20 centimètres par an en moyenne.
Le climat du Pays de Caux est océanique : les hivers y sont relativement doux et les étés relativement frais. Les vents dominants viennent de l’ouest ou du sud-ouest. Les tempêtes d’automne ne sont pas rares.

la falaise d'Amont la côte normande la plage d'Etretat falaise

La plage normande Mer et bateaux

Le charme de cette région aux couleurs et aux cieux changeants ont attiré et inspiré de nombreux artistes:
des peintres impressionnistes, comme Gustave Courbet et Pierre-Auguste Renoir, et des écrivains comme Victor Hugo et Guy de Maupassant.

Les enfants du pays

imageflottante

André Raimbourg 1917-1970
Le souvenir d’André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil, 35 ans après sa disparition est encore très présent en Pays de Caux. Il naît le 17 juillet 1917 à Prétot Vicquemare, alors que la guerre ravage la France. A peine deux ans plus tard, il perd son père, décédé de la grippe espagnole. Âgé de trois ans, il part avec sa mère habiter le village de Bourville, au hameau de Tonneville, à quelques kilomètres de Fontaine Le Dun. Excellent élève, on l’imagine devenir instituteur… Déjà attiré par la musique, Bourvil se lance pourtant, à 17 ans, dans le métier de boulanger et part en apprentissage à la boulangerie de Monsieur Beaufils à Saint-Laurent-en-Caux. Après s’être essayé au violon, il devient membre actif de la fanfare du village, il se met à la trompette, puis au piston… Après quelques années passées à «bourlinguer» dans Rouen, il décide de devancer l’appel et effectuer son service militaire dans le 24ème régiment d’infanterie à Paris… Il y jouera du piston pendant 3 ans et apprendra par la même occasion à se familiariser avec Paris, la ville des artistes !
Amoureux du Pays de Caux, Bourvil n’aura de cesse de revenir sur sa terre.Il n’oubliera ni sa famille, ni son fidèle ami sculpteur, Roger Douville…
Humoriste, acteur, chanteur, Bourvil restera fidèle aux valeurs familiales : l’humilité, la modestie, la solidarité, la dignité… Et les Cauchois le lui rendent bien… Ses admirateurs se sont regroupés en une association, "Les Amis de Bourvil".

tableau d'Angrand

Charles Angrand 1854-1926,
fut un peintre célèbre de part le monde et pourtant il reste méconnu sur son propre lieu de naissance : le Pays de Caux. Charles Angrand, né à Criquetot sur Ouville, consacre toute sa vie au néo-impressionnisme, s’adonnant tantôt au pointillisme, puis axé sur des recherches au crayon et au fusain, il n’en oublie pas moins la couleur, ni sa Normandie natale.

Tableau d'Angrand

"Si l’on se décide un jour à montrer un ensemble des œuvres d’Angrand, on s’étonnera de voir que les meilleures d’entre elles sont des évocations des fermes de chez nous, des animaux de nos herbages, des gestes de nos paysans. Et leur album formerait la plus poétique illustration des travaux et des jours’ de notre campagne normande.» voilà ce que l’on disait de Charles Angrand au début du XXème siècle. Peut-être à cause d’un trop grand perfectionnisme, et bien qu’il ait obtenu plusieurs prix au palmarès de l’Académie de Peinture et de Dessin de Rouen, cet homme de grande culture fut totalement oublié dans l’histoire du néo-impressionnisme. Lui, qui pourtant rencontre les plus grands tel que Van Gogh, lui qui a la rare amitié de Seurat ou la vénération de Luce, cet homme là reste presque totalement inconnu en Pays de Caux. Au 21ème siècle, ses œuvres rencontrent un tel succès au Japon ou aux Etats-Unis que de nombreux ouvrages lui sont consacrés. Aujourd’hui, cet homme du Pays de Caux est célébré à Saint Laurent en Caux, sur la terre où il a vécu.

Jehan le Povremoyne

Jehan le Povremoyne
Robertot, un petit village situé à cinq kilomètres au dessus d’Héricourt-en-Caux aurait pu passer complètement inaperçu, si l’un de ses enfants ne l’avait mis à l’honneur. Elevé par sa grand-mère, puis par ses tantes, Jehan Le Povremoyne témoignera à travers ses ouvrages de l’attention qu’il a su, durant toute son existence, porter aux êtres et aux choses. Successivement, journaliste, écrivain, poète, conférencier et maire de Robertot, Jehan Le Povremoyne était le conteur du Pays de Caux.

Le patrimoine de la région

Il est d'une grande richesse : châteaux, manoirs, colombiers, majestueuses églises ou petites chapelles, calvaires en grès sculptés...

chateau Sorquainville 76 palais de justice Abbaye de Graville

Colombier croix de chemin Harfleur Chapelle St Gilles

Les habitants

Le pays de Caux occupe la plus grande partie du département de la Seine-Maritime (76)

un bar normand

Ce département, nommé Seine inférieure à la Révolution Française époque à laquelle il a été créé le 4 mars 1790, a pris son nom actuel le 18 janvier 1955.
Par référendum, réalisé en décembre 2005 par courrier et internet, les votants ont choisi le nom de "Seinomarins" pour ses habitants.
Les villes principales sont : Le Havre, Dieppe, Fécamp, Etretat et Yvetot...
Les habitants du pays de Caux sont les Cauchois. Le cauchois est un dialecte important de la langue normande. C'est une langue romane parlée en Normandie continentale et insulaire. C’est un des plus importants parlers de la langue d'oïl.

Une chanson cauchoise ? Allez visiter le site de Magène bouton

Les spécialités régionales

On ne peut pas terminer cette présentation sans parler des pommes, du cidre, du calva et du pommeau... A consommer... (soyons fous !) sans modération.

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L’eau-de-vie aujourd'hui appelée calvados est attestée au XVIe siècle. La corporation des distillateurs d’eau-de-vie de cidre voit le jour en 1600. La Normandie étant réputée pour ses pâturages naturels et son bocage qui sont habituellement plantés de pommiers destinés à produire le cidre, la majorité des fermes produisait, jusqu’à récemment, son propre cidre et son calvados. Des alambics sillonnaient la campagne pour réaliser ces distillations.
Plus de 50% de la production de calvados est actuellement exportée vers de nombreux pays. Le calvados doit être vieilli au minimum deux ans en fûts de chêne, ce qui lui donne une couleur ambrée. En mélangeant le calvados avec du jus de pomme, on obtient le pommeau de Normandie, l'apéritif normand, qui titre 18° d’alcool. En savoir plus ? bouton

Mes racines cauchoises sont campagnardes... nous partons pour la vallée de la Durdent...

La Durdent et sa vallée

La Durdent

chauve-souris

Présentation

Elle prend sa source (ou plutôt ses sources, car elle en aurait cinq) dans le Pays de Caux au nord-ouest d'Yvetôt, près de Héricourt-en-Caux, de la réunion des ruisseaux de Saint-Denis et de Saint-Riquier, puis adopte une direction nord-ouest, caractéristique des fleuves côtiers de Seine Maritime, arrose Cany-Barville et se jette dans la Manche au niveau de Veulettes-sur-Mer sur la côte d'Albâtre.
La Durdent entaille le plateau cauchois, haut de 80 à 100 mètres, couvert de limons siliceux loessiques très fertiles. Sur sa rive gauche, le flanc de sa vallée est recouvert de dépôts limoneux originaires des plateaux et mis en place par ruissellement et solifluxion. En rive droite, les flancs des côteaux sont marqués par des affleurements de craies marneuses du Turonien, à proximité d'Héricourt-en-Caux, et de craies blanches à silex du Sémonien en aval de cette commune.

chauve-souris

La vallée de la Durdent présente un grand intérêt écologique en raison de la présence de nombreuses espèces de chauve-souris comme la très rare barbastelle, le grand et petit rhinolophe ou encore le grand murin en forte diminution numérique dans cette partie de la France. Les espèces plus communes comme l'oreillard roux ou le vespertilion de Daubenton sont fortement représentées. Cette richesse faunique a valu au bois de la Roquette, situé sur un des versants de la vallée, au sud de Cany-Barville, d'être classé parmi les sites Natura 2000.
Petit fleuve au cours pentu et au débit régulier, la Durdent a vu s'installer, le long de son cours, de nombreuses petites industries : filatures, fabriques d'huile ou d'encre, minoteries. Vers 1870, la vallée était si active, le commerce si florissant que la construction d'un chemin de fer était envisagé entre Yvetôt et Cany-Barville.

train

le tracé n'ayant pas été retenu, les industriels furent obligés d'acheminer ou de réceptionner les marchandises dans des gares distantes de 10 ou 15 kilomètres. Cela contribua au déclin précoce de ces activités.

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moulin

Au XIXème siècle, lorsque régnait la prospérité, plus de 60 moulins s'échelonnaient le long de la Durdent; ils ont servis à moudre le blé, la moutarde, fabriquer de l'encre à base d'écorces d'arbres, du papier, produire de l'huile, de l'électricité, alimenter des filatures et des tanneries... les vestiges en plus ou moins bon état d'une trentaine d'entre eux sont encore visibles aujourd'hui, l'un anime une minoterie à Vittefleur et trois autres produisent de l'électricité. Près de l'embouchure, sur la commune de Paluel, EDF exploite une des plus grandes centrales nucléaires de France.
La vallée de la Durdent, comme ailleurs dans le pays de Caux, recèle un riche patrimoine historique : château de Boscol à Héricourt-en-Caux, d'Affay-la-Mallet près d'Oherville, de Janville à proximité de Paluel et surtout de Cany-Barville, construit entre 1640 et 1646 selon les plans de François Mansart et entouré d'un parc à l'anglaise redessiné au XIXème siècle.

château chateau

Ce sont mes ancêtres TROTEL, LE MONNIER, LE MERCIER, BUQUET, LEPILLIER, DAVOURIE, TALBOT, TAUVEL... qui ont vécu en Haute-Normandie dans le département de Seine-Maritime et dans les villages de : Alvimare, Ancourteville, Cliponville, Craville, Grainville-la-Teinturière, Saint-Martin-aux-Buneaux...

Vous êtes toujours avec moi ?.....
Nous partons pour Héricourt en Caux, avant de monter trois kilomètres plus haut, jusqu'à Ancourteville...

Que voulez-vous faire ?

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